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7月11日 Fantasme pour pieds nus de KENZOKI
MASSAGE RELAXANT DEROUTANT JEU DE PIEDS CADENCE Plonger les doigts dans le pot et, sans attendre, Cela ne s’invente pas. J’ai un peu de peine à imaginer que celui ou celle qui est à l’origine de ce produit ne soit absolument pas fétichiste, à cause de la présence surprenante et insistante du mot “fantasme” dans les textes. Les conseils de massage, plus conventionnels, s’inspirent des techniques de réflexologie plantaire dont je ne saurais trop vous conseiller de tenter un jour l’expérience dans un spa de qualité ; je garde pour ma part un souvenir impérissable d’un rêve en duo avec ma partenaire de jeu chez Terre de Jade. Je me permettrai juste d’apporter une suggestion personnelle : après avoir massé longuement et sensuellement les pieds de votre princesse, armez-vous de patience en leur accordant un repos de quelques minutes, pour leur laisser le temps de s’imprégner de la chaleur voluptueuse née de vos caresses. Profitez-en pour lui demander si elle ressent de légers picotements agréables sur la surface de ses plantes, de ses coussinets, à la base de ses orteils. Si elle vous répond par l’affirmative, vous saurez tous les deux que sa sensibilité cutanée aura sans doute augmenté dans des proportions terrifiantes. Ensuite, je ne peux que vous suggérer de l’attacher TRES solidement, avant de commencer la séance de torture dont vous rêvez tous les deux. Et si l’addiction de votre princesse porte sur les tortures absolument insupportables, l’intensité de son supplice sera telle qu’elle ne voudra pour rien au monde l’interrompre. Privée de toute échappatoire, ne lui laissez alors pas l’ombre d’une chance et torturez-la jusqu’à épuisement total. 6月17日 Regards complicesJe dois vous avouer que cela fait plusieurs mois que j’hésite à publier ce billet. Tant et si bien que j’ai oublié l’origine de cette photo qui me trouble tant. “Kink.com” ou “.ca” sans doute, mais peu importe. Avant de vous confier ce que j’aime dans cette photo, je dois vous préciser ce que je n’y aime pas : les marques de flagellation sur le dos, un des nombreux aspects du BDSM avec lesquels je prends clairement mes distances. Bien sûr qu’il serait naïf de nier que les jeux de chatouilles soient imprégnés de domination et de soumission. Mais frapper ma partenaire de jeu, avec un fouet, une badine ou même une plume, avec son assentiment ou à sa demande, est l’antithèse de mes fantasmes : je n’en éprouve aucun désir et n’y éprouverais aucun plaisir. Frapper est l’antithèse des chatouilles. Alors pourquoi cette photo me trouble-t-elle tant ? Pour appeler un chat un chat – celui que l’on ne fouette donc pas -, j’aime passionnément cette image, parce qu’elle me raconte une histoire qui me plaît. Oublions donc les marques de flagellation et imaginons que ce dos soit indemne. Imaginons que ce jeu qui vient d’être partagé était bien une terrible séance de torture, mais de chatouilles. J’aime avant tout le regard du Prince, mais j’y reviendrai. J’aime l’attitude de sa princesse, à la fois fière, insolente et soumise : non seulement elle est prête à recommencer mais plus encore, elle le désire follement. J’aime qu’elle ne soit pas totalement nue, qu’elle porte cette petite jupe sexy qui accentue l’attrait de ses charmes dévoilés. J’aime qu’à ses poignets soient attachés les bracelets de cuir, témoins des jeux passés et promesses de ceux à venir, car de toute évidence nous sommes au cœur du jeu. J’aime aussi, justement, que ses poignets ne soient pas attachés, tandis que la position de ses bras laisse penser le contraire. Soumission. J’aime aussi cette queue de cheval, tellement adaptée aux jeux les plus endiablés, et souvenir de mes années de fac d’éducation physique. J’aime aussi la position de ses mains détendues, de ses longs doigts qui se croisent. J’aime enfin ce petit tatouage sur l’épaule, signe d’empreinte, métaphore du lien qui unit la princesse à son Prince, de leur complicité, de leur fusion sans nuance. J’aime enfin, parce qu’elle me raconte une histoire, tout ce que cette photo ne me dit pas. Que va-t-il lui murmurer ? Va-t-il lui dévoiler son prochain supplice, ou bien peut-être son enjeu ? Est-elle pieds nus ? Porte-t-elle également des bracelets à ses chevilles ? Voit-elle le chevalet sur lequel il s’apprête à l’entraver, le chevalet de son prochain supplice ? Peut-être va-t-il cette fois lui attacher les orteils, étirés, bien écartés, pour l’y torturer sans aucune pitié ? Mais j’en reviens toujours au regard, celui que l’on voit et surtout celui que l’on devine dans celui que l’on voit. Deux regards complices, forcément, follement, inconditionnellement. Jouer, c’est fusionner. PS : les termes consacrés de Maître et de soumise ne m’ont jamais plu, surtout le second. Si je considère que le Tickling est bien une forme de BDSM dont il convient de ne pas renier les origines sinon nier les affinités, il faut aussi et surtout que le Tickling sache créer sa propre identité, exister en tant que pratique BDSM à part entière, avec sa maturité et sa propre personnalité tactiles. J’ai donc choisi d’utiliser les mots de Prince et de princesse (attention aux majuscules) qui me conviennent mieux et sont surtout en symbiose avec ma propre histoire. 4月17日 Mille et une nuits
2月3日 L’apprêtLes préliminaires sont des instants magiques. Le jeu ne commence jamais à la première chatouille, mais longtemps avant. Dans son roman “Clara et la Pénombre”, José Carlos Somoza parle de l’apprêt, ou l’art d’apprêter la toile avant de la peindre. Dois-je vous préciser que dans son roman, les toiles sont des êtres vivants ? L’apprêt, parce qu’il ne s’agit pas seulement de jouer, simplement de chatouiller. L’apprêt, parce qu’il appartient au bourreau de mener rituellement sa proie au sacrifice, de faire grandir son désir au-delà de ses rêves les plus improbables. L’apprêt, parce que le désir naît de l’absence et la proie doit subir l’imprégnation du désir de son bourreau, et inversement. L’apprêt, parce que c’est à ce moment que le bourreau apprend à sa proie à réagir au plus léger effleurement. L’apprêt, parce de la qualité des préliminaires dépendent la complicité, l’intimité et l’intensité du jeu. L’apprêt, parce le jeu est un art, tout simplement. Ensuite, viennent les derniers jours, les dernières heures, puis enfin les dernières minutes. Le désir devient épidermique, paroxysmique, animal, presque douloureux. Mais le bourreau ne se jette pas pour autant sur sa proie. Frank Herbert, dans “Dune”, parle du spannungsbogen comme du délai que l’on s’impose entre le désir d’une chose et l’action de s’en saisir. Ce délai est aussi une marque de respect du bourreau envers sa proie. Et finalement, lorsqu’il s’impose enfin comme une évidence, vient le moment sublime de la première chatouille, le moment indicible de l’immersion, de la plongée en eaux profondes, au milieu de ce tourbillon de sensations insupportables et follement excitantes. Le temps de la fusion, le temps d’après. PS : cette étourdissante photo est extraite de la partie preview du site WaterBondage. |
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