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日志


9月17日

La théorie du K.O.

Image2 Citation de Stieg Larsson, “Millénium Tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes”
Photographie : satellite SOHO (SOlar Heliospheric Observatory), éruptions solaires en janvier 2002

6月6日

Be the change you wish to see in the world

ewa wisnierska1


– Mais je ne veux pas aller parmi les fous, fit remarquer Alice.
– Impossible de faire autrement, dit le Chat. Nous sommes tous fous ici. Je suis fou. Tu es folle.
– Comment savez-vous que je suis folle ? demanda Alice.
– Tu dois l’être, répondit le Chat, autrement tu ne serais pas venue ici.

Lewis Carroll, Alice au Pays des Merveilles, Chapitre VI

12月26日

Le rire et l'extase

Quelques générations encore, et le rire, réservé aux initiés, sera aussi impraticable que l'extase.
Cioran, Syllogismes de l'amertume, 1952

12月17日

Faux espoir

La lumière que tu vois au bout du tunnel, c'est le train qui fonce sur toi.
Geraint Anderson - Site Web
 
A susurrer à l'oreille de votre partenaire de jeu lorsqu'elle affirme être capable de résister au supplice.
12月10日

Désir et Recueillement

Sois sage, ô mon Désir, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Mon Désir, donne-moi la main ; viens par ici.

Adaptation personnelle (4 mots changés) du poème de Charles Baudelaire

12月7日

Aimer et posséder

Aimer c'est être joueur, prêt à perdre. Aimer ce n'est pas garder, posséder.
Yann Queffélec, L'Amante
 
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
Edouard Herriot
 
Ce n'est pas parce que tu joues avec elle que tu la possèdes. Etre amoureux sublime peut-être ton fantasme, mais cela n'en rend pas moins ton sentiment suspect.
(...)
L’amour et le jeu sont incompatibles, vous le savez bien. Comme deux énergies qui s’opposent.
un certain Peheff dans Jeu de Dames
 
Ce billet est aussi un clin d'oeil à un ami qui se reconnaîtra et avec qui j'ai partagé ce vendredi un déjeuner fort agréable. Et qui appréciera je l'espère ma taquinerie de citer ici Edouard Herriot...

Après vous... le néant

J'ai découvert récemment Le Dojo, le forum de discussion BDSM francophone. J'y reviendrai sans doute dans de prochains billets, mais je voulais sans plus tarder vous faire découvir un pur chef-d'oeuvre, l'histoire "On commence toujours à se dire adieu". « Lorsque nous jouerons à nouveau, je t’assure que ce sera par plaisir et non par besoin » écrit Hanna.
 
Cette nouvelle absolument bouleversante me hante depuis sa découverte. Elle illustre avec une force exceptionnelle le fait que la D/s peut se vivre au premier degré, sans discontinuité ni distance, jusqu'à imprégner le coeur des émotions les plus intenses qui lient les êtres. Je suis également fasciné par l’emprise et l'empreinte de la soumise sur la Dominante. Bien sûr, tous les pratiquants de D/s ne peuvent prétendre à pareille sublimation, à une telle perfection dans la relation. Pour aller plus loin, ces thèmes intelligemment analysés et commentés dans le billet "Après vous... le néant" du blog Le lien invisible déjà évoqué dans mon précédent billet concernant le monde vanille.
 
Quoi qu'il en soit, je m'interroge aujourd'hui sur les parallèles entre l'histoire d'hanna-mey et de Malika (le prénom du dominé - ou sub - commence toujours par une minuscule et celui du dominant - ou Dom - par une majuscule) et mes propres expériences de tickling. Troublant et fascinant. Profondément. Pris avec tout le recul qui convient, n'y a-t-il pas là les ombres d'une potentielle essence de nos jeux de tickling, d'une sorte de vérité enfouie ? Avec tout le recul qui convient, je le répète.
 
Et vous ne pourrez donc pas venir me dire que je ne vous aurai pas prévenus : "On commence toujours à se dire adieu" est un voyage dont vous risquez de ne pas revenir totalement indemne.
11月30日

A double tranchant

Content de peu n'a rien à craindre.
Lao Tseu
11月5日

Passion & Obsession

La passion est une obsession positive. L'obsession est une passion négative.
Paul Carvel, écrivain et éditeur belge (1964-)
 
Autres citations irrésistibles du même Paul Carvel : 
 
Dans toute chose, il y a des gourmands, des sobres et des anorexiques.
Rapport à mon billet précédent concernant le supplice de (la) Chantilly.
 
Il est parfois divin d'être démoniaque.
 
La fidélité, c'est quand l'amour est plus fort que l'instinct.
 
J'adore les Belges.
10月26日

You can never leave

 
On a dark desert highway, cool wind in my hair
Warm smell of colitas, rising up through the air
Up ahead in the distance, I saw a shimmering light
My head grew heavy and my sight grew dim
I had to stop for the night
There she stood in the doorway;
I heard the mission bell
And I was thinking to myself,
’this could be heaven or this could be hell’

Then she lit up a candle and she showed me the way
There were voices down the corridor,
I thought I heard them say...

(...)

Welcome to the hotel california
Such a lovely place
Such a lovely face
They livin’ it up at the hotel california
What a nice surprise, bring your alibis

Mirrors on the ceiling,
The pink champagne on ice
And she said ’we are all just prisoners here, of our own device’
And in the master’s chambers,
They gathered for the feast
The stab it with their steely knives,
But they just can’t kill the beast

Last thing I remember, I was
Running for the door
I had to find the passage back
To the place I was before
’relax,’ said the night man,
We are programmed to receive.
You can checkout any time you like,
But you can never leave!

 
Eagles, Hotel California.
9月30日

Risquer son âme

 
Le plaisir véritable est douloureux et avilissant. Sinon il s'apparente aux simples fonctions organiques. Quand tu fais la guerre, tu risques ta vie. Quand tu fais l'amour, tu dois risquer ton âme.
Jean Lartéguy, Les Centurions.
 
Cette citation, à prendre bien sûr avec un certain recul, m'a plu dès sa découverte à l'époque la plus sombre d'une adolescence tourmentée. Depuis, j'ai largement trouvé le temps d'en explorer les contours. Aujourd'hui, faire l'amour m'ennuie, un peu, beaucoup, passionnément. Cette idée de "fonction organique" m'amuse donc énormément, comme dans la citation de Céline (voir précédemment sur ce blog). Peut-être aussi que les femmes que j'ai connues avaient d'autres qualités. Sourire. Réduire cette fusion charnelle éblouissante à la primitive et animale fonction de reproduction est une pirouette amusante. Elle ouvre aussi les portes du jeu, pur et sublime, sans arrière-pensée, qui selon moi est tout sauf un préliminaire. Le jeu est infiniment plus excitant que le sexe. L'orgasme, par exemple, y est uniquement un moyen d'intensifier les sensations, une simple technique de torture. Risquer son âme, c'est chercher continuellement à transgresser les règles : c'est un état d'esprit, l'esprit du jeu. Sans jamais dépasser ses limites conjointement et librement acceptées. "Quand tu joues, tu dois risquer ton âme". C'est sans doute la raison pour laquelle les jeunes femmes ne me semblent pas les partenaires idéales. Pour jouer.
9月25日

L'amour

L'amour, c'est l'infini à la portée des caniches.
Louis Ferdinand Destouches (Céline)
8月5日

Auteur de best-Sellers : l'avis de Dan Simmons

On a à peu près autant de chances de devenir un auteur de best-sellers qu'on en a d'être simultanément frappé par la foudre et attaqué par un requin.
Dan Simmons, Le styx coule à l'envers
 
Voilà un métier qui semble bien dangereux. Mais aussi et sans l'ombre d'aucune prétention, raison pour laquelle il est probable que la publication en ligne de "13 Nuits..." s'achève avec l'été, et ce blog aussi par la même occasion. De toute façon, dès le début, je ne me suis jamais caché de ce que j'en attendais.
7月18日

L'apparence et le jugement

 
Ils avaient supprimé les webcams (...) parce que, disaient-ils, les derniers utilisateurs de la TIM (la Toile Informatique Mondiale çàd l'évolution d'Internet - ndlr) n'éprouvaient plus ce besoin névrotique de montrer au monde entier leur bobine ou leur cul. Ils avaient renoncé à cette image projetée en multiples fragments, à ce kaléidoscope égocentrique censé apporter sa parcelle de reconnaissance et de gloire à chaque individu, ils n'existaient que par la communication, par la circulation, par l'interaction, ils n'étaient plus que des récepteurs et des émetteurs, en aucun cas perturbés par ces parasites que sont l'apparence et le jugement.
Pierre Bordage, L'Ange de l'Abîme