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日志


6月19日

Artisanat local

   

Il y a fort longtemps, j’avais découvert la photo d’un supplice original : la victime était allongée à plat ventre sur un chevalet capitonné de cuir noir, ressemblant à une table de massage. Son visage dépassait de l’extrémité de la table, face à un écran de télévision posé sur le sol, lui-même relié à une caméra vidéo, en circuit fermé, dont l’objectif était dirigé sur ses plantes de pieds chatouillées de manière fort adroite par quelque bourreau dont l’histoire, hélas, n'a pas retenu le nom. La suppliciée avait l’heureux privilège d'assister, en direct et de manière détaillée, à son propre supplice.

Je n’ai personnellement eu la chance de réaliser ce fantasme que deux fois au cours de ma vie de fétichiste passionné, la seconde tout récemment dans des conditions exceptionnelles et éblouissantes sur lesquelles je ne manquerai pas de revenir dans un prochain billet qui leur sera tout entier dédié. Mais souvent, en cette matière comme en tant d’autres, une image – ou une vidéo – vaut mieux qu’un long discours. Inutile de vous préciser que l’objectif de ce film n’a jamais été de concurrencer les productions alléchantes des multinationales dont les publicités envahissent nos chers forums spécialisés, d’ailleurs pas plus sur la forme que sur le fond, souvent maquillé comme une voiture volée. Cette courte vidéo – deux minutes quinze secondes sur les cinquante-cinq originales – est une friandise, un moment de sincérité et un parangon d’artisanat local militant. C'est aussi et surtout, le symbole d'une fusion sans nuance et d'une révélation dont le souvenir magique hante désormais mes jours et mes nuits.

4月18日

Le Crayon Nageoire

J’ai relu cette semaine les trois premières histoires publiées dans “13 Nuits avec Rusalka”. Je me suis surpris à retrouver cet instrument de torture que j’avais créé à l’époque sur les lieux du tournage de “L’Initiation d’Isabel”, et que j’avais dénommé le “crayon nageoire”. Voici une copie actualisée de la page de l’Initiation qui lui était consacrée.

LE CAHIER DES CHARGES

Si la plume constitue l’instrument de torture fétiche par excellence, elle présente toutefois quelques inconvénients. Elle est fragile et délicate : sa grande souplesse, surtout à sa pointe, ne permet pas d’appliquer une pression importante sur la peau. Si la victime n’est pas très chatouilleuse, la plume n’est souvent pas suffisante pour susciter des sensations vraiment insupportables. De plus, les effets de la torture ne sont maximaux que lorsque la pointe de la plume est parfaitement formée, ce qui est difficile à garantir longtemps dans la mesure où le bourreau qui souhaite intensifier les sensations a tendance à appuyer plus fort sur la peau, déformant ainsi son instrument. Et interrompre le supplice pour lisser la plume peut être un obstacle majeur.

L’idéal serait donc de disposer d’un instrument possédant les caractéristiques naturelles de la plume tout en étant moins sensible à la déformation sous pression. Le “crayon nageoire” est cet instrument.

Pour le construire, il faut disposer de trois ustensiles de base : un crayon de papier, un petit élastique et surtout, une nageoire de queue d’un poisson. Le dernier composant est bien entendu capital : de lui dépend la qualité de l’instrument de torture.

Il faut absolument que le poisson soit de première fraîcheur car après quelques heures, la nageoire de l’animal se dessèche et perd sa souplesse. Il convient également de choisir une queue aux formes pointues à ses extrémités supérieures et inférieures, mais néanmoins pas trop effilées afin de garantir une rigidité adéquate génératrice des sensations de chatouilles extrêmes. Dans l’exemple qui suit, j’ai utilisé la queue d’un mulet de taille moyenne, pêché de surcroît par votre serviteur avec un fusil à air comprimé.

LE MONTAGE DU CRAYON-NAGEOIRE

La première étape consiste à laver soigneusement l’animal, l’odeur restant évidemment le défaut principal de l’instrument. Les plus sensibles d’entre vous sur le plan olfactif utiliseront sans doute un déodorant pour éviter que leur salle de torture n’évoque rapidement la criée du Guilvinec.

crayon_nageoire_1La seconde étape, plus tranchante, consiste à séparer la queue de son propriétaire. Attention de ne pas couper trop court, car une fois désolidarisée du corps de l’animal, la nageoire a tendance à perdre ses formes initiales pour s’aplatir fortement. Attention, ce dernier point peut surprendre le néophyte jusqu’à susciter une vraie déception.

Pour la troisième étape, il convient d’enrouler la base de la queue autour de l’extrémité du crayon (ou de tout autre objet présentant des caractéristiques similaires). Travaillez avec soin et faites en sorte que les extrémités pointues de la queue arrivent exactement à la même hauteur, afin qu’elles puissent chatouiller la peau de votre victime simultanément. D’ailleurs, le crayon nageoire présente cet avantage par rapport à la plume, d’offrir deux extrémités pointues chatouilleuses.

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La quatrième et dernière étape consiste à attacher la queue enroulée au crayon. Vous pouvez par exemple utiliser un élastique. Le plus facile est sans doute de préparer l’élastique autour des doigts, en le bouclant plusieurs fois sur lui-même, avant de le faire glisser le long du crayon. La seule contrainte est de disposer d’assez de force dans les doigts pour passer les deux doigts tenant l’élastique autour du crayon. Au moment où vous relâcherez alors la tension en retirant vos doigts, l’élastique se resserrera pour immobiliser fermement la queue du poisson.

4月3日

La brosse à dents des experts


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C’est en tout cas ce que prétendait la publicité. J’entrai dans le magasin avec cet à priori, bien décidé à le mettre à l’épreuve de la compétence d’un expert. Je me dirigeai d’un pas assuré vers le linéaire sur lequel une bonne quinzaine d’instruments étaient soigneusement alignés.
A première vue, rien ne me permettait  de distinguer le bon grain de l’ivraie.
- Bonjour Monsieur, puis-je vous aider ? fit une charmante voix juste derrière moi.
J’avais de la chance. Le conseiller était une conseillère : de grands yeux verts, cheveux bruns mi-longs, la quarantaine resplendissante et une silhouette élancée de danseuse de ballet : oui décidément, j’avais vraiment de la chance. Si en plus la belle était compétente – et je n’osais imaginer le contraire – cet achat mêlerait certainement l’utile à l’agréable.
- Bonjour, répondis-je en lui adressant un sourire enjôleur. Je recherche une brosse à dents électrique.
- Et à quel usage la destinez-vous ? Hygiénique ou tactile ?
- Tactile.
- Parfait.
Le sourire qui éclaira son visage me révéla sa préférence de me conseiller sur cet usage plutôt que l’autre. Son expérience en la matière n’était peut-être pas uniquement théorique. Tant mieux. Seuls les retours d’expérience vécue méritent notre confiance.
- La première chose que je vous conseille, reprit-elle en m’entraînant vers l’extrémité du rayon, c’est de vous orienter vers un appareil à double brosse. Leur efficacité est meilleure. Les mouvements simultanés des deux brossettes sont redoutables.
Après une courte pause pour me laisser le temps de bien intégrer son argument, elle reprit :
- Ensuite, il faut absolument éviter les brosses tournantes, qui sont beaucoup trop irritantes dès lors que vous envisagez un supplice prolongé. Est-ce votre cas ?
- Tout à fait.
- C’est bien ce que je pensais. Les brosses vibrantes n’ont pas ce défaut et leurs effets sont donc plus intenses, à la limite du supportable. Imaginez : 7 600 mouvements par minute, plus de 120 par seconde, aucune victime un tant soit peu chatouilleuse ne peut y résister.
Voyez, nous avons regroupé sur cette partie du rayon les produits les plus adaptés à un usage tactile. Quels sont les endroits que vous préférez torturer: la plante du pied, le talon, les orteils ?
- Cela dépend des circonstances. Les endroits sensibles varient d’une séance à l’autre, mais la base des orteils est presque toujours sensible. De même d’ailleurs que la pointe des gros orteils.
- Vous semblez avoir quelque expérience en la matière. Est-ce votre premier achat ?
- Oui. Mais il y a quelques années, j’ai utilisé une brosse à dents électrique en une seule occasion. L’expérience ne fut guère concluante et pourrait même être qualifiée d’échec. Je dois toutefois vous préciser qu'il s’agissait d’un instrument mono brosse, tournante de surcroît.
- Je vois. Vous aviez en effet peu de chances. Aujourd’hui, les instruments de torture bénéficient des résultats de plusieurs années de recherche dans des laboratoires
spécialisés.
- Et pour l’autonomie ?
- Les appareils que nous vous proposons ont une autonomie d’une vingtaine de minutes. En outre, le temps de rechargement est assez rapide pour vous permettre d’enchaîner plusieurs séances dans la même journée, si vous le souhaitez.
- C’est le cas.
- Une dernière chose importante : si votre victime est très chatouilleuse, je vous conseille un modèle pouvant également être utilisé sans l’embout, c’est-à-dire sans la partie supportant les deux brossettes.
La jeune femme s’empara alors d’un des appareils dont elle désolidarisa l’embout du manche, avant de me montrer l’extrémité dénudée de ce dernier :
- Comme vous le voyez, les brosses vibrantes sont animées par cette petite pièce de métal, fine et aplatie. Le supplice nécessite une certaine dextérité, mais il est possible de torturer votre victime en effleurant sa peau directement avec cette pièce. Entre les orteils, croyez-moi, ces chatouilles sont absolument insoutenables. Il convient toutefois de faire preuve d’adresse, car plus légèrement vous effleurerez, plus intense
sera l’exaspération. En revanche, si vous appuyez un peu trop, juste un peu, vous induirez une sensation douloureuse et désagréable.
- Bien. Vos explications sont claires et vos arguments convaincants.
- Et par ailleurs, mes derniers conseils valent également pour l’usage de la brosse à dents électrique en général. Je dis souvent à mes clients que c’est un instrument d’horloger, pas de forgeron. Si vous voyez ce que je veux dire.
- Je vois parfaitement. D’ailleurs, je vais même vous acheter deux appareils : s’il sont aussi efficaces que vous l’affirmez, je pense que soumettre ma victime à un double supplice sera intéressant. Prolonger la torture en pareilles circonstances pourrait alors avoir un charme tout particulier.
- Je n’en doute pas, comme je ne doute pas de son plaisir. Avez-vous la carte de fidélité ?
- Absolument.
- Dans ce cas, nous vous offrons en cadeau un flacon d’huile de massage. Un complément qui vous sera bien utile, pendant et après l’utilisation de vos instruments de torture.

2月24日

La théorie des cordes – le supplice

Supplice des cordelettes - bondage (1)

HEPAC / Projet TDC-PFIS-10111202
Protocole expérimental – réf. VI
FL-9-2-12.v01

ETAPE 1 – LE BONDAGE

La prisonnière est attachée sur le lit, jambes jointes, les pieds positionnés à l’extérieur de la structure métallique.

Le bondage de ses pieds est un élément essentiel préalable à l’efficacité du supplice. Son objectif est d’obtenir leur parfaite immobilisation dans une position présentant les caractéristiques suivantes :

1 – Mise en extension forcée des plantes, lissant la peau et augmentant la sensibilité tactile : cette position est obtenue par la mise en extension des premiers orteils.

2 – Ecartèlement forcé des orteils et dégagement des espaces entre ceux-ci, afin d’y permettre les chatouilles et surtout, le glissement des cordelettes sans que la prisonnière puisse s’y opposer : cette position est obtenue par la mise en extension latérale des cinquièmes orteils (suffisante).

Cette immobilisation intégrale des pieds de la prisonnière a pour objectif d’augmenter l’intensité de ses sensations tactiles et de libérer les mains du bourreau pour les chatouiller. Elle se déroule en trois étapes successives :

1 - Ses chevilles sont liées l’une à l’autre en technique de double corde, incluant leur fixation à l’armature du lit  (matériel utilisé : corde alpine Ø 8 mm).

2 – Ses premiers orteils sont liés l’un à l’autre par la même technique de double corde. Le bourreau les force ensuite à l’extension maximale par pression progressive et prolongée. Ensuite, la corde est attachée à l’armature du lit, maintenant les orteils dans cette position et par conséquent, la plante des pieds en extension (matériel utilisé : corde polypropylène Ø 6 mm).

3 – Ses cinquièmes orteils sont attachés à l’armature métallique en position écartelée. Nous utilisons une seule corde pour attacher successivement les orteils des deux pieds : la corde est d’abord attachée à l’armature du lit, puis vient s’enrouler autour du cinquième orteil sous un angle de 30°, repart ensuite vers l’armature du lit sous un angle de 60°. Elle va ensuite attacher l'orteil de l'autre pied en prenant le chemin inverse (matériel utilisé : corde polypropylène Ø 6 mm).

Supplice des cordelettes - bondage (2)

ETAPE 2 – L’APPRET

Une fois les pieds de la prisonnière attachés en position vulnérable, ils sont enduits d’huile de massage. L'objectif de cette enduction est de faciliter le glissement des cordelettes entre les orteils et d’accentuer ainsi l’intensité des sensations de la prisonnière.

L’enduction d’huile peut aussi être considérée comme une torture à part entière, et être prolongée ou accentuée aux endroits les plus sensibles, dont évidemment à la base et entre ses orteils. Elle permet d’apprêter la prisonnière en vue du supplice des cordelettes qui constitue sa véritable séance de torture, en mettant ses récepteurs sensoriels cutanés dans un état de réceptivité maximale. Compte tenu de la présence d’une cible précise (base des orteils et espaces entre les orteils), la technique de torture par alternance a été utilisée : le bourreau chatouille successivement la zone cible et une zone de substitution, sur des durées équivalentes ou plus faible pour la zone cible afin d’y éviter toute saturation sensorielle. Parce qu’elles varient dans le temps, les zones de substitutions font généralement l’objet d’une recherche par exploration.

Zones de substitution

Les zones de substitution torturées sont indiquées en rouge sur la photo ci-contre.

Les préliminaires ne sont jamais prolongés de manière excessive : leur objectif est d’exciter les zones cibles pour en augmenter la sensibilité jusqu’à atteindre le point maximum, mais sans le dépasser. La saturation sensorielle des zones cibles est évitée à tout prix. Plusieurs séances de torture préalables permettent d’évaluer précisément l’évolution de sensibilité des zones cibles sous la torture et de déterminer le point de sensibilité maximal.

Remarque : l'apprêt est souvent plus efficace lorsque la prisonnière en est consciente, ainsi que du supplice auquel elle va être soumise, surtout dans le cas où elle se sait vulnérable. Cette information peut lui être communiquée verbalement par le bourreau ou bien, si elle n’est pas aveuglée, par la présence des instruments de torture dans son champ visuel.

ETAPE 3 – LE SUPPLICE

Paradoxalement, le supplice n’est pas l’étape la plus difficile sur un plan technique. Après une dernière enduction d’huile, les cordelettes des instruments de torture sont placées entre les orteils de la prisonnière. Le bourreau exerce ensuite une traction simultanée sur les axes auxquels sont attachées les cordelettes. Ces dernières glissent lentement entre les orteils, provoquant la torture par des sensations de chatouilles extrêmement violentes.

Efficacité du supplice des cordelettes

L’expérimentation a démontré que les sensations les plus intenses étaient obtenues avec :

1 – Un glissement des cordelettes le plus lent possible,

2 – Un important angle d’inclinaison des cordelettes par rapport au pied de la prisonnière : cet angle peut être obtenu en utilisant l’armature du lit comme axe en dessous duquel on fait passer les cordelettes (voir schéma ci-contre).

Compte tenu de sa sensibilité extrême, plusieurs variantes de ce supplice sont testées sur la prisonnière :

1 – Torture simultanée de ses deux pieds : les huit cordelettes des deux axes coulissent simultanément entre les orteils de ses deux pieds. Option : le bourreau saisit les deux axes d’une seule main, libérant ainsi son autre main pour intensifier le supplice en soumettant les zones sensibles de substitution de ses pieds à une torture complémentaire (ex. doigts, ongles, brosse à dents électrique).

2 – Torture alternée de ses deux pieds : chacun de ses pieds est soumis au supplice pendant quelques secondes, le bourreau faisant glisser les cordelettes de quelques centimètres, avant de passer à l'autre pied. 

3 – Torture d’un seul pied à la fois.

Les variantes 2 et 3 libèrent naturellement une des mains du bourreau pour soumettre les pieds nus à une technique de torture complémentaire. La technique de torture complémentaire qui s'avère la plus efficace utilise une brosse à dents électrique à deux brossettes. Les zones de substitution sont chatouillées, avec un effet particulièrement intense sur le sommet du premier orteil. Les sensations les plus insoutenables sont obtenues avec la seconde variante, combinée avec la torture à la brosse à dents électrique sur les zones de substitution et cibles de l'autre pied.

ISSUE DU SUPPLICE & CONCLUSION

Avec l'immobilisation intégrale de ses plantes de pieds en extension forcée et les orteils écartelés, et après un apprêt rigoureux, le supplice des cordelettes est une épreuves d'une redoutable efficacité pour une prisonnière sensible entre ses orteils. Le glissement des cordelettes sur une longueur approximative de 4 à 5 mètres est suffisante pour faire supplier une prisonnière résistante aux autres formes de torture. Par conséquent et en conclusion des tests menés, les prototypes d'instruments de torture du projet TDC-PFIS-10111202 sont validés en l’état et immédiatement déployés dans l’ensemble des Centres de la Fédération.

Pour ce qui en est de la prisonnière qui fut au coeur de ces expériences, compte tenu de sa résistance mais surtout de son exceptionnelle sensibilité cutanée, il a été décidé de la garder en captivité afin de la soumettre à d'autres protocoles expérimentaux de l'HEPAC, ou plus simplement, de poursuivre plus avant l'exploration des variantes du supplice de la théorie des cordes.

2月5日

La théorie des cordes – instruments de torture

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HEPAC
Rapport de Synthèse du Projet TDC-PFIS-10111202

Dans le cadre des recherches menées par l’Ecole et suite aux premiers travaux dont les résultats ont été publiés en décembre 2008, l’unité du Professeur Peheff a monté une équipe projet pour construire un prototype d’instrument de torture permettant d'augmenter l'intensité des sensations induites.

Les travaux de recherche ont été menés sur une durée de cinq semaines, mobilisant trois étudiants-chercheurs de dernière année supervisés par la Direction de l'Unité. Le projet a comporté les quatre phases suivantes (méthodologie ORY-TLS-2008 v2) :

  • Phase 1 : élaboration du cahier des charges sur base des résultats des expérimentations menées sur les pieds d’un sujet hypersensible,
  • Phase 2 : identification des invariants, dimensionnement des paramètres, formulation des hypothèses et choix de la solution nominale,
  • Phase 3 : construction du prototype – axe 24 x 4 x 1,5 cm + 4 drisses polypropylène 6 mm x 180 cm, écartement 2 cm – fixation scotch isolant électrique PVC

Deux prototypes avec un différentiateur de couleur ont été construits, en vue du test grandeur nature (phase 4) qui sera mené pour valider des résultats de recherche. Le choix des deux prototypes a été motivé par la nécessité de pouvoir (1) mener des tests comparatifs simultanés (en parallèle) sur les deux pieds du sujet, et (2) valider l’hypothèse de faisabilité d’un hyper-supplice (intensité 4-2-152). Ces tests seront menés courant semaine 7.

Documentation complémentaire dans l'album Bondage - accessoires

2月4日

L'horizon souligne l'infini


infini

Ma partenaire de jeu me faisait remarquer tout à l’heure que les sujets récents de mon blog ne traitaient plus des chatouilles. “On dirait”, me confiait-elle, “que tu as plus envie de me dominer que de me chatouiller”. Je plaide coupable : le BDSM a pour moi l’irrésistible attirance de la beauté du diable. La quête de l’esprit du jeu m’a trop éloigné de mes bases. Comme l’écrit José Carlos Somoza : “ Il faut de temps en temps affronter ce que nous n’aimons pas. Ce que nous n’aimons pas est comme un ami honnête : il nous offense en nous disant la vérité”. Je m’en suis aperçu à mes dépens sur deux forums. Retour sur mes terres.

Certains concepts font invariablement vaciller notre raison, et tout particulièrement celui de l'infini. Une chose peut-elle réellement ne pas avoir de limites ? Une chose peut-elle réellement ne jamais avoir de fin ? Et dès lors, ne jamais non plus avoir eu de commencement ? Loin de moi l'idée d’entamer une réflexion théologique prétentieuse : “je ne crois ni à dieu, ni au diable. Cela m'évite d'être désappointé” ai-je entendu dans les dialogues du Jeanne d'Arc de Besson.

Dans le cadre de mes chers fantasmes, ce concept de l'infini pose une question intéressante : ma partenaire de jeu peut-elle être infiniment chatouilleuse ? Si le concept paraît forcé, il ouvre le débat des graduations sur l'échelle de la sensibilité tactile. Et dès lors de la définition d'une borne supérieure, si elle existe. L’expérience nous a appris que la sensibilité aux chatouilles dépend de nombreux facteurs, et peut varier considérablement d’un jour à l’autre, par exemple. Cette même expérience nous a également enseigné les techniques et méthodes qui permettent d’augmenter cette sensibilité. Mais dans quelles proportions ?

Il existe peut-être un univers où son supplice peut durer une éternité, un monde où le glissement d’une cordelette entre ses orteils soigneusement immobilisés peut la rendre vraiment folle, l’obliger à supplier désespérément, prête à tout pour interrompre cette insupportable torture. Mais dans la réalité ? Combien de temps avant qu’elle ne suffoque sous mes caresses ? Quelle est la meilleure technique pour lui faire perdre toute notion d’espace ou de temps ? “L'infini n'est pas un état stable, mais la croissance elle-même” a écrit Aristote. La recherche de l’intensité, c’est donc avant tout être à son écoute, à celle de ses désirs et de ses réactions. Rien n’est écrit. La chatouiller, c’est avant tout vouloir s’immiscer au cœur de ses fantasmes. Une lee a un jour écrit que ce qu'elle aimait particulièrement, c'était le moment où on arrêtait de la chatouiller : elle avait alors l'impression de retourner à la vie, après avoir cessé de respirer. J'adore cette idée.

La petite gâterie graphique qui accompagne ce billet sont l’un comme l’autre des résurgences de L’Initiation. Un couloir sans fin qui, à bien y penser, donne vraiment le vertige. Comme lorsqu’elle voit mes doigts s’avancer irrésistiblement vers ses pieds nus minutieusement ligotés. Ensuite, le jeu se joue à deux. C’est alors, comme l’écrit Victor Hugo, “l'horizon qui souligne l’infini”. Un infini qui se mérite, à chaque fois différent, à chaque fois réinventé.

1月9日

Pilates Reformer

Dans mon précédent billet, j’avais tout d’abord pensé à une danseuse pratiquant un exercice d’étirement. Mais après une petite séance de torture d’une cruauté défiant l'imagination (enfin la vôtre, pas la mienne, heureusement), ma partenaire de jeu m’a finalement avoué que la jeune fille de la photo était plutôt une adepte de Pilates.

Pilates ? Kessexa ? C’était pas un Romain froussard et hypocondriaque, fanatique du lavage des mains et du bottage en touche ? En plus, ça s’écrit sans “s” si je ne me trompe pas. Dis donc toi, tu n’essaierais pas de gagner du temps ? Attends une seconde, un petit coup de Google…

Surprise : sur le site Passeport Santé, on apprend que la méthode Pilates –  ou le Pilates - a été inventée par un Allemand travaillant dans un hôpital anglais pendant la première guerre mondiale. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Donc, le toubib teuton expat, il a inventé un système d’exercices pour les patients immobilisés, en fixant des ressorts à des lits. Hmmm, plutôt intéressante comme idée, non ? Mais là où cela devient carrément excitant, c’est quand on lit plus loin que le Pilates se pratique aujourd’hui sur des appareils, les "Reformers" (rien à voir avec le film et Megan Fox), constitués d’un cadre de bois au format d’un lit, muni d’un plateau coulissant, de poulies et d’autres accessoires fixés à des ressorts permettant d’en ajuster la tension.

L’instinct du prédateur me fait illico retourner sur Google pour lancer une nouvelle recherche, d’images cette fois, avec comme mots clés “Pilates Reformer”. Afin de vous faire gagner un temps précieux, ou plutôt de vous inciter à en perdre au moins autant que moi, voici quelques exemples de Pilates Reformers :

Pilates Reformer Pilates Reformer Pilates Reformer Pilates-Reformer5 Pilates Reformer

Sans commentaire.

Bon, c'est pas tout ça mais j'ai encore du boulot : cette histoire de Pilates m’a convaincu de continuer de te chatouiller tes délicieux petits pieds sensibles, des fois que tu aurais encore d'autres trucs excitants à m'avouer. Non mais sans blague, tu n'espérais quand même pas t'en sortir à si bon compte ?

Plus d’infos et d’images sur les sites de Mary Bange, Lents Pilates et Elite Fitness Equipment.
PS : Megan Fox est un double clin d'oeil.

12月24日

La théorie des cordes

HEPAC - cours magistral du 24 décembre 2008
 
Mesdemoiselles, Messieurs, le sujet du cours d’aujourd’hui porte sur le théorie des cordes. Pardon ?
 
(…)
 
Non Mademoiselle, vous ne vous êtes pas trompée d’auditoire, vous êtes bien au cours de techniques de chatouilles et non à celui de physique avancée. Pour vous en convaincre totalement et compte tenu du fait que notre désignée volontaire du jour s’est apparemment fait porter pâle (je n’aurais sans doute pas dû lui dévoiler le sujet), je vais toutefois vous inviter à avancer physiquement, pour venir la remplacer. Oui Mademoiselle, n’ayez aucune crainte, vous aurez vos deux points de bonus à votre prochaine évaluation. Enfin, si vous restez en vie. (…) Mais non, ne faites pas cette tête : je plaisantais. (…) Enfin, quoique…
 
Bon, plus sérieusement, veuillez s’il vous plaît dénuder vos jolis petits petons et grimper sur la table d’expérience. Des volontaires pour venir attacher leur sympathique camarade ? Ah, on reconnaît tout de suite les spécialistes du cours de bondage. Attachez-la selon le protocole PCGC-325. (…) Parfait. Vous pouvez regagner vos places.
La théorie des cordes est une des techniques de torture les plus efficaces à l’encontre des suppliciées ne supportant pas les chatouilles entre les orteils. Il faut donc vous assurer préalablement de leur vulnérabilité et pour ce faire, vous pouvez utiliser plusieurs méthodes. Des suggestions ?
 
Monsieur ? Le savon, très bien.
 
Mademoiselle ? Oui, la Chantilly. On reconnaît tout de suite l’épicurienne.
 
Monsieur ? Et l’huile de massage, en effet.
 
Aujourd’hui, je vous propose d’utiliser l’huile de massage. Vous commencez donc par masser délicatement la plante du pied de votre victime, et remontez ensuite progressivement jusqu’aux orteils, lentement, afin de lui laisser le temps de comprendre où vous voulez en venir, et en restant naturellement à l’affût de la moindre de ses réactions. Généralement, vous avez la réponse à votre question avant de faire glisser vos doigts entre ses orteils. Mais dans tous les cas, je dis bien dans tous les cas, glissez vos doigts entre ses orteils, et surtout si votre victime s’y montre vulnérable.
 
Allons Mademoiselle, essayez au moins de résister quelques minutes. Non ? Comment ? C’est trop horrible, dites-vous ? Bon, alors vous l'aurez voulu : interrogation surprise sur la technique de torture à l’huile de massage !
 
Vous là-bas, oui vous, les quatre au second rang que l'infortune de votre camarade semble tellement amuser, venez donc me montrer si vous vous êtes suffisamment entraînés depuis mon dernier cours. (...) Oui Mademoiselle, dans "interrogation surprise", il y a "surprise", et c'est qui fait tout le sel de l'exercice. Et n'oubliez surtout pas de brancher le sonomètre : 50% des points sur l’intensité des cris de votre camarade et les 50 autres % sur la qualité de votre technique. Vous avez quinze minutes.
 
(…)
 
Bien, je vois que vous avez travaillé : 15 pour Nicolas et José, 16 pour Emilie et 18 pour Dorothée. Comme d’habitude, les filles se montrent toujours un peu plus cruelles avec leurs camarades. C'est dans leur nature.
 
Passons à présent aux choses sérieuses. Donc après nous être assurés de son extrême sensibilité, il est temps de soumettre notre victime à la théorie des cordes : ce supplice dont la perversité peut être qualifiée d'inhumaine, consiste à lui faire glisser délicatement une corde ou une cordelette entre ses orteils.
 
Pour ce faire, il convient de lui immobiliser les orteils écartés. Il n’est pas indispensable d’utiliser un bondage spécifique mais c'est une des options possibles. Dans tous les cas, l’effet maximal est obtenu en faisant glisser la cordelette le plus lentement et le plus longtemps possible. Utilisez donc une corde de longueur suffisante. Naturellement, ce supplice peut être réalisé dans les deux sens, voire en alternant un sens et puis l’autre pour en augmenter l'efficacité. Et pour corser encore davantage les sensations de votre victime, prenez soin de lui torturer le pied en position verticale, en vous assurant ainsi que la corde effleure également sa plante de pied.
 
En situation normale d’interrogatoire, vous lui torturerez les deux pieds simultanément avec la complicité de vos collègues bourreaux. Vous pouvez même utiliser plusieurs cordes sur chacun de ses deux pieds. Si votre victime le supporte et est encore consciente à ce stade de son supplice, bien sûr. Si vous vous retrouvez toutefois dans la regrettable situation où vous êtes le seul bourreau disponible - conséquence fâcheuse de la loi des 35 heures -, la technique consiste à attacher ensemble les chevilles puis les gros orteils de votre victime. Commencez par poser les cordes entre quatre de ses orteils et utilisez ensuite vos mains pour écarter et immobiliser ces orteils. Saisissez enfin les extrémités des deux cordes entre vos dents et réalisez des mouvements de va-et-vient avec votre tête.
 
J’ai utilisé tout récemment encore la théorie des cordes sur une suppliciée particulièrement rebelle et résistante, avec un résultat dépassant de loin mes espérances les plus optimistes. Ses suppliques furent absolument divines et son supplice tellement insoutenable qu'elle ne ne souvenait même pas m'avoir supplié. C'est tout dire.
 
Bien, il ne me reste plus qu'à démontrer tout ceci sur votre charmante camarade dans le regard de laquelle je décèle comme une petite lueur de terreur... absolue. C'est un signe plutôt encourageant. Deux points de bonus à la prochaine évaluation, c'est une récompense qui doit se mériter pour en assurer la crédibilité et surtout, couper court aux jalousies naturelles de l'auditoire. Mademoiselle, nous allons voir sur vous êtes vraiment courageuse : accrochez-vous bien à la table.
 
Et joyeux Noël ! 
 
La théorie des cordes #2 La théorie des cordes #2 La théorie des cordes #3 La théorie des cordes #4
Autre cours de l'HEPAC : le supplice de la Chantilly
12月9日

Chatouilles jumelles

Je cherche depuis plusieurs semaines l'art et la manière d'aborder ici un sujet qui me tient particulièrement à coeur dans les circonstances actuelles. L'intensité des chatouilles, souvent présentée comme une forme de perfection (par exemple dans les vidéos) et par ailleurs récurrente dans mes propres histoires (avec quelques exceptions comme Valluna), cette intensité est-elle réellement la pire torture à redouter ?
 
Bien sûr en considérant d'un oeil féroce ma victime hyper chatouilleuse des pieds, l'évidence est comme un trou noir insatiable qui dévore les nuances. Mais si j'oubliais un instant ses pieds ? Si ma proie nourissait des fantasmes plus complexes, si elle rêvait de supplices plus sophistiqués, plus sadiques et plus insupportables encore ? Si finalement, l'excellence en matière d'exaspération se cachait habilement derrière les truismes ?
 
 
 
Prenons par exemple une plume de duvet, une minuscule plume de duvet échappée disons d'un oreiller, et apparemment inoffensive. Attachons notre victime avec ses certitudes inébranlables, attachons-la bien, dos à un poteau par exemple avec une sangle autour du front pour lui immobiliser la tête. Ensuite, prenons notre gentille petite plume et chatouillons-lui délicatement la base du nez. Très délicatement, mais avec insistance. Et prolongeons le supplice de cet endroit magique au-delà du raisonnable, jusqu'au désespoir et aux suppliques. Egarons-nous peut-être alors quelques instants vers d'autres endroits sensibles de son visage - haut de ses joues ou intérieur de ses oreilles par exemple - pour mieux revenir ensuite à la naissance de ses narines.
 
A priori, le supplice de la plume de duvet à la base du nez est infiniment moins redoutable qu'une violente séance de chatouilles entre ses orteils. En êtes-vous sûr ? En est-elle sûre ? Que serait-elle prête à parier ?
 
Selon Wiki, il existe deux natures de chatouilles : celles qui donnent envie de frotter la zone chatouillée lorsque la stimulation cesse et celles qui provoquent le rire. Si les secondes font partie des évidences, les premières sont de toute évidence considérées comme le parent pauvre de nos fantasmes. Je crois que c'est à tort. L'exaspération paroxysmique ne se trouve peut-être pas - et certainement pas seulement - dans les évidences.
12月4日

Conjonctions de coordination

Deux mains et dix doigts, en parfaite coordination. Souvent "et", parfois "ou" et même "ni", coordonnés ou pas, pour alterner les plaisirs, provoquer le réflexe, entretenir l'effet de surprise. Car les longs supplices ne doivent jamais être pour autant répétitifs. Comme dans un massage, le bourreau suit les réactions de sa proie auxquelles il s'adapte en permanence. J'aime ces photos anciennes, retrouvées aujourd'hui tandis que je fouinais dans mon encyclopédie à la recherche de quelque idée nouvelle destinée à pimenter les incontournables : on y devine un supplice tout en subtilité, une exaspération presque délicieuse, presque supportable. Dix doigts et deux aisselles, un couple - le bourreau et sa victime -, parfaites conjonctions de coordinations. Sans circonstances atténuantes, mais avec un ou deux points de suspension.
 
 
Cliquez ici pour télécharger l'image en taille originale.
11月23日

Toy Collection

 
Kink Toy Collection
 
Ou alors, manifestation évidente d'un manque de confiance dans les gadgets "made in China". Quoi qu'il en soit, j'adore cette photo (source BehindKink.com). Si après ça, votre délicieuse proie ne grimpe pas aux rideaux lorsque vous vous occuperez avec amour de ses mignonnes petites plantes de pieds, changez de fantasme ou changez de proie. Quoique je me suis récemment laissé dire que certaines créatures féminines insatiables, à priori plus vaginales que clitoridiennes, apprécieraient l'association du vibro boule avec des techniques davantage intrusives et réclamant pour ainsi dire un doigté précis et délicat. Qu'il me soit ici permis de leur confier que l'usage simultané de deux accessoires électriques allait dans tous les cas à l'encontre de mes principes en matière de développement durable.
 
PS : celle qui trouve le double sens du titre de ce billet gagne une démonstration gratuite.
11月18日

L'Initiation : les conseils de Robert Cline

Je vous avais promis de ressuciter dans ce blog quelques morceaux choisis de mon défunt site, "l'Initiation". Après les ongles d'Halloween et le supplice de la Chantilly, voici à présent un billet concernant quelques unes des méthodes infaillibles pour faire supplier votre proie favorite (source newsgroup alt.sex.fetish.tickling).
 
En 1995, Robert Cline écrivait dans le magazine S&M "Checkmate" un article consacré à la torture par chatouilles, dont voici les passages les plus intéressants.
 
S’il n’est pas indispensable que votre victime soit nue pour être chatouillée, il faut en revanche qu’elle soit soigneusement ligotée. En effet, sa peau sera d’autant plus chatouilleuse qu’elle sera étroitement attachée et étirée. Votre victime allant assurément se débattre sous votre torture, il est très important que ses liens ne risquent pas de la blesser, particulièrement au milieu de son corps.
 
Il existe plusieurs façons d’augmenter la sensibilité aux chatouilles :
 
  • Raser la peau avant la torture la rend incroyablement chatouilleuse. Si vous voulez obtenir une sensibilité maximale, étirez la peau avant le rasage et enduisez-la ensuite d’une lotion ou d’une huile pour bébés.
  • Si vous souhaitez exacerber la sensibilité de l’ensemble du corps de votre victime, excitez-la jusqu’à l’amener au bord de l’orgasme. Quel que soit l’endroit où vous la chatouillerez alors, il est fort probable que vous réussirez à la faire réagir. Certaines victimes se montrent encore plus chatouilleuses après avoir eu un ou plusieurs orgasmes, donc n’arrêtez surtout pas de les torturer lorsqu’elles jouissent.
  • Certains vêtements améliorent également l’efficacité des chatouilles, comme le nylon par exemple.
  • Au cours d’une séance SM, il est d’usage de commencer la torture lentement et d’en augmenter progressivement l’intensité. Avec les chatouilles, c’est l’inverse. On commence généralement par une zone particulièrement sensible : plantes de pieds, aisselles, côtes, intérieur des cuisses ou paumes des mains. Une fois que vous avez commencé à torturer votre victime à cet endroit sensible et qu’elle a commencé à rire et à se tordre, vous pouvez explorer d’autres endroits. Plus votre victime rit, plus son corps entier devient chatouilleux et il est ainsi facile de prolonger son supplice à l’infini. C’est une des raisons pour lesquelles la torture des chatouilles est terrible et conduit rapidement votre victime à vous supplier d’arrêter.
  • Vous pouvez utiliser un grand nombre d’accessoires pour chatouiller : une plume, un glaçon, un morceau de papier, une pointe de stylo, une carte de crédit, un pinceau, une brosse, un coquillage, etc. La pression et la vitesse de vos chatouilles ne doivent pas nécessairement être intenses pour induire les meilleures réactions chez votre victime : certaines personnes réagissent plus violemment à des chatouilles légères et rapides. Il est en revanche inutile de penser que les "guiliguili" que vous lui chuchoterez intensifient sa sensibilité.
A mon avis (version actualisée)
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La plupart des conseils de Robert Cline me semblent pertinents. Mon ancienne partenaire de jeu trouvait en effet les chatouilles plus insupportables lorsqu'elle portait des bas nylons. Vous connaissez toutefois mon point de vue à ce sujet. Côté sexe, elle m'a avoué à l'époque (sous la torture bien sûr) que juste après l'orgasme, elle devenait "comme une pile électrique", infiniment plus chatouilleuse qu'en temps normal. Elle ne m'a toutefois laissé tester ses aveux qu'à une seule occasion, donc sans me laisser réellement me forger une opinion personnelle.
 
Je devrais toutefois pouvoir vous apporter prochainement des précisions complémentaires, avec le concours d'Isabel, du vibro boule et d'un peu de patience. Message personnel et premières confidences promises : par exemple au poteau à côté de l'échelle, bras tendus au-dessus de la tête et chevilles attachées latéralement de part et d'autre, pour tester ta sensibilité sur le haut du corps. Ou sur le lit, en spread-eagle, pour évaluer l'intensité de tes réactions sous la plante des pieds et à la base des orteils.
 
Dans tous les cas, je vous tiendrai au courant. En matière de "pile électrique", cela me semble approprié. Pour le moins.
 
Pour en revenir aux conseils de Robert Cline, commencer le supplice en chatouillant furieusement votre victime à un endroit sensible est efficace, mais nécessite de connaître à l'avance ses meilleurs points faibles. Attention toutefois aux idées préconçues : ma modeste expérience m'incite à penser que justement, ses meilleurs points faibles varient d'une séance à l'autre. Je ne suis toutefois pas un chaud partisan des démarrages en trombe, préférant plutôt prolonger le moment indicible du déshabillage et des premiers effleurements. Mais c'est aussi une question d'ambiance, de circonstances et de désirs partagés.
 
Quant aux accessoires évoqués par l'ami Robert, je serai moins enthousiaste. Chatouiller avec n'importe quoi (un glaçon ou une carte de crédit par exemple) me paraît totalement extravagant et surtout, manque totalement de raffinement.
 
La brosse à dent électrique est un sujet à part entière. Ma première expérience avec une brosse tournante fut une catastrophe, ma partenaire de jeu l'ayant trouvée inefficace et surtout douloureuse. Je n'en suis plus tout à fait sûr car cela remonte à quelques années, mais il me semble qu'elle m'avait conseillé une brosse vibrante. Je ne me souviens pas que nous l'ayons expérimentée. Autre point de vue : mon actuelle partenaire de jeu m'écrivait tout récemment que la brosse à dents tournante est effroyable surtout entre les orteils. Elle ajoutait que ce qui l’est encore plus, c’est lorsqu’on enlève la tête : la pointe vibrante, si l’on sait l’utiliser pour ne pas blesser, c’est à en "perdre la tête" (sic). Donc, à vous de voir. Question de technique, question de point de vue, question de sensibilité. Pour conclure sur ce sujet, ce qui me paraît intéressant, c'est que l'efficacité d'une même technique ne pas perçue de la même manière par toutes les victimes. J'ajouterais que cet axiome peut être nuancé comme suit : la même technique n'est pas nécessairement aussi efficace chaque fois avec la même victime.
11月5日

Comment rendre sa proie chatouilleuse

Cette question a été posée de nombreuses fois sur tous les forums spécialisés : comment rendre sa proie chatouilleuse, ou encore plus chatouilleuse ? Les réponses sont connues ou tout au moins, devraient l'être par tout tickler qui se respecte. Je vous propose toutefois dans ce billet une petite piqûre de rappel des principales méthodes, par ordre croissant d’efficacité selon mes propres observations :
  1. L’aveuglement : aveugler votre proie avec un bandeau, ou un cache-yeux (distribué aux passagers des vols transatlantiques) consolidé par un serre-tête, augmente sa sensibilité. Je n’ai pas encore pu le tester mais j’ai lu également que la priver de l’ouïe avait le même effet.
  2. La chaleur : au-delà de celle de la pièce réservée à vos jeux, utiliser le sèche-cheveux sur ses plantes de pieds est d’une redoutable efficacité. En revanche, inutile de tenter votre chance au jeu si le chauffage de votre igloo est en panne.
  3. L’immobilité : le bondage n’est pas seulement un fantasme à part entière, il augmente également la sensibilité de votre proie proportionnellement à son degré d’immobilité. Plus elle est immobilisée et plus elle se sentira chatouilleuse. Ceci est particulièrement vrai pour les pieds, avec le ligotage rituel des orteils en totale extension comme cerise sur le gâteau.
  4. L’huile : utilisez une huile parfumée et commencez par soumettre votre proie à un massage voluptueux, suffisamment érotique et envoûtant pour la placer dans un état second. Evitez les excès car réussir à l’endormir n’est pas vraiment l’objectif que vous recherchez. Transformez progressivement vos douces caresses en chatouilles, alternez les unes et les autres, jusqu’à en arriver progressivement aux chatouilles exclusives. Particulièrement efficace sur la plante des pieds et entre les orteils.
  5. L’alcool : cette méthode est une arme à double tranchant. A dose mesurée – la tête qui tourne, un doux état d’euphorie - votre proie sera plus chatouilleuse que jamais. Mais si vous dépassez la dose appropriée, vous obtiendrez l’effet inverse et votre proie deviendra insensible.
  6. L’orgasme : il est désormais prouvé scientifiquement (enfin, je crois) que juste après un orgasme, votre proie sera d’une sensibilité extrême. C’est un de mes fantasmes préféré.

Naturellement, cette liste issue de ma modeste expérience n’est sans doute pas exhaustive.

 

J’ai volontairement exclu de cette liste les bas nylons, car ce n'est pas à proprement parler une méthode mais plutôt un accessoire. Je ne nie pas leur efficacité et les utilise régulièrement, mais je leur trouve toutefois deux inconvénients : d’une part, c’est un choix exclusif dans la mesure où le bondage empêche généralement d’alterner bas et pieds nus. D’autre part, je préfère infiniment le contact de mes doigts sur la peau nue, trouvant même à la limite le contact des bas plutôt désagréable au toucher. J’éprouve donc infiniment moins de plaisir à chatouiller ma proie lorsqu'elle porte ces accessoires. Naturellement, sil s’agit de recherche d’efficacité, il faut parfois accepter quelques sacrifices.

 

La dernière méthode est plus discutable mais on peut toutefois émettre l’hypothèse que dans la majorité des cas, chatouiller rend chatouilleux. Pour autant naturellement que vos caresses soient suffisamment variées et délicates pour ne pas saturer l’épiderme de votre proie, un cercle vertueux peut s’amorcer. Cette méthode a toutefois un pré-requis, celui que votre proie soit chatouilleuse au départ.

 

Mais au-delà de toutes ces méthodes plus ou moins efficaces, plus ou moins infaillibles, ce qui rend avant tout votre proie chatouilleuse, c’est son état d’esprit, l’intensité de ses désirs et de ses fantasmes, son absence de réserve, son abandon, la confiance qu’elle vous accorde. J’ai joué une fois avec une proie qui m’a avoué plus tard ne pas s’être sentie chatouilleuse cette nuit-là. C’était la première fois que nous jouions ensemble et pourtant, nos jeux furent merveilleux et magiques. Je m’étais aperçu de son manque de sensibilité car elle ne se montrait chatouilleuse qu’aux endroits inattendus pour elle, où elle fut surprise que je la chatouille, sur la face antérieure de ses avant-bras ou dans la paume de ses mains par exemple. En conclusion, les méthodes qui rendent votre proie chatouilleuse ne seront vraiment efficaces, ou seront d’autant plus efficaces, que si votre proie désire vraiment être chatouilleuse. Telle est la clé qui ouvre la porte. Ensuite, tout est affaire d’expérience, d’instinct et de… perversité.

11月4日

L'Initiation : le supplice de Chantilly

 
Les nostalgiques de l'Initiation, le site Web que j'ai animé dans les années 90, seront sans doute heureux d'apprendre que j'ai décidé d'en ressusciter dans ce blog quelques morceaux choisis. A doses homéopathiques naturellement car je ne voudrais surtout pas être responsable d'une soudaine surpopulation des USIC (Unités de Soins Intensifs de Cardiologie) des hôpitaux de la francophonie.
 
Naturellement, vous me connaissez : la générosité n'est, pas davantage que la compassion, dans ma nature profonde. Si j'ai décidé d'enfreindre les lois de la vie et de la mort (des sites Web), c'est pour une raison forcément perverse. Et vous avez raison. Car le plus important dans ce billet n'est pas qu'il me rappelle d'agréables souvenirs, c'est qu'il se pare aujourd'hui des couleurs d'une confidence et d'une promesse. A l'adresse d'une élève qui se reconnaîtra sans difficulté.
 
HEPAC (Haute École Pratique des Arts es Chatouilles) - transcription du cours magistral du 9 juillet 2002 - 21h30
 
Mesdemoiselles, Messieurs, le sujet du cours d’aujourd’hui est le supplice de Chantilly. Je vous en prie, installez-vous dans l’auditoire afin que nous puissions commencer. Je vous invite à ne pas vous asseoir au dernier rang, sauf si vous voulez à tout prix perdre les détails les plus intéressants de ce cours.
 
Comme vous pouvez l'observer, notre sujet de ce soir a été couchée sur le ventre. Elle a été solidement attachée pieds joints et bras croisés dans le dos, dans la classique position dite en "hogtie". J'ai choisi cette position pour les raisons suivantes : ses plantes de pieds sont parfaitement accessibles et peuvent être chatouillées simultanément. Bien entendu, notre sujet est bâillonnée et aveuglée, ce dernier point étant d’importance ainsi que nous l’avons vu au dernier cours. Pour ceux et celles qui auraient manqué cet événement, je vous rappelle que l’aveuglement a pour effet d’augmenter la sensibilité du sujet dans des proportions conséquentes.
 
Cette jeune victime est assez peu sensible des pieds. Sur l'échelle SCVP (Sensibilité Cutanée de Voûte Plantaire), elle atteint "7,29". Pour mémoire, la moyenne des sujets de nos précédents cours est de "8,43", avec un écart-type de "1,22". Cette jeune fille fait donc partie des 15% de personnes les moins chatouilleuses que nous avons et le plaisir de disposer en ces lieux pour nos expériences. C'est en tous cas ce qu'elle croit.
 
<Petits rires discrets de l'auditoire>
 
Qu'il me soit permis de vous présenter aujourd'hui une technique de torture tout à fait adaptée aux sujets, disons... un peu récalcitrantes.
 
Pour préparer notre charmante victime à notre expérience de ce soir, nous l'avons attachée sur cette table il y a une heure environ. Ses pieds nus ont immédiatement été soumis à une ASSE (Activation Sensorielle Systématique par Effleurements) selon le protocole PF-18-12. Ainsi, la totalité des prises tactiles sensorielles de ses plantes de pieds ont été hyperactivées et sont totalement opérationnelles. Oui Mademoiselle ? 
 
(...)
 
C’est exact, et je vous remercie de votre question. J'allais en effet oublier de vous préciser que j’ai choisi aujourd’hui l'album "Dawn of Victory" de Rhapsody que notre sujet va écouter dans ses écouteurs tout au long de la séance. Quelqu’un a-t-il une question à ce stade du cours ? Non ? Bien, alors, je vous propose de commencer.
 
Voici une bombe de crème Chantilly, article banal que vous trouvez au rayon "produits frais" de tout commerce spécialisé. Pour une meilleure efficacité, veillez juste à ne sortir la bombe du frigidaire que quelques minutes seulement avant le début du supplice. Choisissez une des plantes de pieds, et commencez par enduire la base des orteils de crème Chantilly, en partant de l’extérieur du pied. Insérez consciencieusement une noix de crème fraîche entre chaque orteil, en soignant particulièrement l’intervalle qui sépare le gros orteils de son voisin. Dans le cas présent, comme vous pouvez le constater, notre victime s'est tout de suite mise à gigoter, essentiellement parce qu'elle commence à douter de ses certitudes.
 
Maintenant, passez à l'autre pied pour lui appliquer le même traitement. Si ses pieds nus frétillent trop pour vous permettre d'étaler la Chantilly avec soin, n'hésitez pas à vous saisir de ses orteils pour les immobiliser, ou ligotez-les au moyen d'une cordelette. Un petit conseil à ce stade de la préparation : étant donné que vous allez sans doute vouloir répéter ce supplice plusieurs fois d’affilée, n'abusez pas de la crème Chantilly en badigeonnant les pieds de votre victime avec excès. A moins que vous n'ayez gros appétit et un estomac solide. Pour ma part, j’accompagne souvent le supplice de quelques fraises et d’une coupe de champagne, pour faire bonne mesure. Dans un moment de faiblesse coupable, il m'arrive même parfois de lui retirer son bâillon quelques secondes pour lui faire partager ces délices, dans un baiser délicat et rafraîchissant.
 
Voilà. Comme vous pouvez le constater par vous-mêmes, la base des orteils de notre victime est parfaitement enduite. Je vais maintenant passer au premier volet du supplice : en usant de ma langue, je vais lécher soigneusement la crème fraîche, en prenant soin de m'attarder sur la peau de ses pieds jusqu’à ce que celle-ci soit complètement mouillée de salive. Avec une prisonnière chatouilleuse, n’hésitez pas à abuser des va-et-vient entre les orteils. Variez la vitesse et la pression de vos coups de langue, en vous fiant à ses gémissements et à ses éclats de rire. Insistez jusqu’à disparition complète de la Chantilly. Léchez également le haut de la plante du pied, jusqu’au bord supérieur de sa cambrure. Ne perdez toutefois jamais de vue qu’à la fin de ce premier volet du supplice, la peau de notre sujet devra être entièrement humide de salive. Évitez donc que les endroits par lesquels vous avez commencé aient le temps de sécher.
 
Maintenant, passons au second volet du supplice, le plus terrible. Du bout des doigts, chatouillez-lui la plante des pieds, autour des orteils, partout où la peau est mouillée de votre salive. La plupart des victimes trouvent ce supplice assez difficile à supporter. Chatouillez-la en insistant lorsqu’elle crie plus fort ou que ses pieds fouettent l’air avec une vigueur révélatrice. Variez aussi vitesse et intensité de la pression de vos doigts. Massez-lui également de temps à autre la plante du pied et introduisez vos doigts entre ses orteils où vous grifferez sa peau quelques secondes du bout des ongles. Surtout, ne vous fiez pas à ses suppliques : les victimes les plus rusées et expérimentées essayent parfois d'atténuer leur supplice en criant "Aïe", comme si l'épreuve leur devenait soudain douloureuse. C'est un piège grossier : punissez alors votre victime en la torturant avec plus de perversité encore.
 
Ce supplice effroyable n'est pas sans rappeler celui du savon. La salive présente toutefois une meilleure consistance et les effets des chatouilles s’en trouvent augmentés dans des proportions considérables. Oui Monsieur ?
 
(...)
 
Et la Chantilly a aussi meilleur goût que le savon ? Comme c'est amusant. Nous pouvons tous remarquer, cher Monsieur, que vous semblez doté d'un sens de l'humour particulièrement développé. J'ose espérer que vous le conserverez en prenant connaissance de vos dernières notes d'évaluation.

Revenons au sujet de ce soir. Lorsque la peau de votre victime est devenue sèche sous les chatouilles de vos doigts, arrêtez de la torturer. Laissez-lui reprendre son souffle quelques instants, pas plus, et profitez de cet entracte pour la provoquer, lui demander par exemple si elle a apprécié vos caresses et si elle en veut encore. Bien entendu, ne tenez aucun compte de sa réponse et annoncez-lui simplement que vous allez recommencer, en augmentant cette fois l’intensité de la torture. Répétez cette épreuve autant de fois que votre sujet sera capable de le supporter, c'est-à-dire autant de fois que vous en aurez l'envie.
 
 Chantilly
 
PS : le texte inclut un clin d'oeil à Matrix (version française). Si vous réussissez à le trouver...
10月30日

L'Initiation : les ongles d'Halloween

 
ongles
 
Cette photo avait été initialement publiée dans l'Initiation, sur une page intitulée "Le Manoir" (août 2002). Elle était accompagnée des ultimes images de mes jeux avec Rusalka et des paroles d'une chanson d'Indochine :
 
Emmène-moi emmène-moi dans un manoir. Enchaîne-moi enchaîne-moi encore plus bas et puis entraîne-moi entraîne-moi où le ciel n'existe pas. Je crois que tu sais l'effet que ça nous fait. Délivre-moi. Je vois que l'on sait se brûler tous nos cerveaux et redevenir des héros. Je sais que l'on est prêts à visiter nos vies, la chambre noire. Je crois que tu es comme des flammes autour des croix et comme un ange dans les nuages.
 
Emmène-moi emmène-moi encore plus bas. Adore-moi adore-moi à travers bois et puis entraîne-moi emmène-moi où le ciel n'existe pas. Entraîne-moi emmène-moi dans le manoir car tu es comme moi tu es comme moi encore plus bas. Et tu verras qu'il nous faudra partir avant qu'on nous détruise. Se glisser de quoi dormir avant de se faner. Il n'y aura plus aucun secret tu sais entre toi et moi.
 
Pourquoi revenir aujourd'hui sur ces ongles ? Tout d'abord parce que nous sommes à la veille du 31 octobre et que c'est donc le bon moment pour vous les procurer.
 
Et puis surtout, parce que la reine des sorcières que j'ai soumise récemment aux terribles épreuves de la très sainte inquisition y a été particulièrement sensible. Et "particulièrement", c'est peu de l'écrire.
 
Ces ongles présentent l'avantage d'être faciles à enfiler, de bien tenir aux doigts du bourreau et puis surtout, d'associer avec une perfection redoutable souplesse et rigidité. Ils ne sont sans doute pas infaillibles et ne constituent pas l'arme absolue, mais je peux vous assurer d'expérience qu'ils peuvent parfois pousser les sensations d'exaspération à un degré de raffinement extrême. Le grand inquisiteur vous conseille tout particulièrement les effleurements délicats entre les orteils, au centre de la plante du pied ou encore sur la face antérieure des avant-bras. "Confessionem esse veram, non factam vi tormentorum".
 
10月15日

Les règles du jeu

Le fantasme virtuel est stérile et conduit invariablement à une impasse. Voir, écouter, écrire ne sont que des chimères, de faux dieux, des icones ineptes. Seul compte le jeu véritable, le jeu tactile avec un être de chair et de frissons, de sentiments et de désirs. Mais ce jeu-là n'est lui-même qu'un moyen. Seul compte l'être de chair et de frissons, dans ce monde anonyme et individualiste où "pour se toucher, il faut des mots de passe". Pourquoi as-tu envie de jouer avec moi ? Envie, désir. Qui mènent à cette volupté ineffable qui est à la fois notre drogue et notre Graal. Une drogue douce, infiniment douce. Qui es-tu ? Quels sont tes désirs ? Pourquoi ai-je envie de jouer avec toi ? Pourquoi as-tu envie de jouer avec moi ? Parce que tu es unique. Parce que je suis unique. Parce que nous voulons être uniques et unique. Nous ferons de nos jeux ce que nous voudrons qu'ils soient. Nous sommes comme les phalènes attirées par la lumière : plus elle est intense, plus elle nous excite et plus elle nous attire. Nous sommes la première génération à avoir découvert, grâce aux nouveaux outils de communication, la nature partagée de nos fantasmes qui est aussi leur véritable essence. Nous sommes les premiers à avoir assumé notre différence et à l'avoir sublimée. Par le jeu. Jouer avec toi, parce qu'il n'y a rien de plus intense, de plus inoubliable, de plus vivant. Jouer avec toi. S'approcher de la lumière jusqu'à la toucher, sans jamais se brûler les ailes. Jouer avec toi. Oser transformer nos rêves en réalités, prendre le risque d'emmêler nos désirs. Aller jusqu'au bord du précipice et soudain, sauter dans le vide. Jouer avec toi.
9月28日

Perdre pieds

 
"Il m’a chatouillée avec de très douces chatouilles, effleurant ma peau, qui à chaque passage m’électrisait tout le corps. Je peux dire que j’étais complètement « ailleurs », j’avais perdu toute notion de réalité. C’est phénoménal cette sensation de perdre pieds, comme une drogue qui vous pénètre au plus profond de votre âme".
 
Quelques mots extraits de la lettre que m'a envoyée I la semaine dernière. I nourrissait ce fantasme depuis de longues années et l'a récemment réalisé. Je trouve que ce qu'elle écrit est à la fois très juste et traduit parfaitement l'esprit du jeu. J'adore cette idée de "perdre pieds", de basculer dans un monde inconnu et déliceusement excitant où l'on se confie corps et âme à l'amant, l'ami, le complice. "Perdre pieds" alors que ce sont précisément les sensations d'exaspération qui en irradient, déliceusement insupportables, et qui font "perdre pieds", dans un cercle vicieux qui doit toujours laisser à penser qu'il pourrait ne jamais s'arrêter. Récursivité parfaite.
9月25日

Lola qui rit, Lola qui pleure

 
Connaissez-vous le site Mÿ Tickling ? J'y suis tombé un peu par hasard sur deux vidéos que je trouve plus intéressantes que la moyenne car la victime - pseudo "Lola" - est vraiment très très chatouilleuse. Vraiment. Car pour une fois, il n'y a aucun doute : elle ne triche pas puisqu'elle finit par pleurer sincèrement. Sur le site, il faut aller dans la rubrique "Teen" puis chercher les vidéos dont le titre est "FM/F Merciless Olga tickle Lola until she cries!" et "High heels foot tickling don’t save Lola!". La seconde est un peu moins bonne car j'ai été agacé avec ces chaussures que les deux bourreaux veulent absolument lui faire conserver. Mais c'est la même Lola, donc...

De manière générale, je ne suis pas un fan de vidéos car - je ne citerai pas de nom de site - j'apprécie peu les filles qui font semblant et/ou qui sont manifestement payées pour (sur)jouer un rôle. Ou alors la vidéo ressemble à des milliers d'autres, un peu comme si la fille avec laquelle vous joueriez aurait moins d'importance que le jeu lui-même. Raisons pour lesquelles je n'ai jusqu'ici craqué que pour certaines vidéos de "Dungeonmaidens".

En tous cas, cette Lola est une vraie bombe qui explose dès qu'on la touche (faut toujours regarder l'indicateur de grenade comme dans COD4) ! OK, il faut aussi se persuader qu'elle a dix-huit ans. Mais bon, comme il n'y a rien de sexuel dans tout ça, y'a pas de quoi non plus fouetter... une chatte. lol.

Une dernière petite chose : le supplice entre les deux poteaux, dans la vidéo où elle finit par pleurer, m'a tout d'abord surpris. Je me suis dit tout d'abord que ce serait mieux si les cordes étaient attachées plus courtes et que les bras de Lola étaient tendus. Mais à la regarder jusqu'au bout, je trouve finalement hyper excitant qu'elle ait cette folle impression de pouvoir se défendre alors que finalement, ce n'est qu'un leurre. De là à penser que c'est pire pour elle, il y a un pas que mon peu d'expérience en la matière me fait franchir sans hésiter. Une idée intéressante donc...

PS : pas de photos cette fois car Windows Live Spaces interdit la nudité. Si vous achetez ces vidéos (et les photos qui vont avec), vous comprendrez.