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2月24日 La théorie des cordes – le supplice
HEPAC / Projet TDC-PFIS-10111202 ETAPE 1 – LE BONDAGE La prisonnière est attachée sur le lit, jambes jointes, les pieds positionnés à l’extérieur de la structure métallique. Le bondage de ses pieds est un élément essentiel préalable à l’efficacité du supplice. Son objectif est d’obtenir leur parfaite immobilisation dans une position présentant les caractéristiques suivantes : 1 – Mise en extension forcée des plantes, lissant la peau et augmentant la sensibilité tactile : cette position est obtenue par la mise en extension des premiers orteils. 2 – Ecartèlement forcé des orteils et dégagement des espaces entre ceux-ci, afin d’y permettre les chatouilles et surtout, le glissement des cordelettes sans que la prisonnière puisse s’y opposer : cette position est obtenue par la mise en extension latérale des cinquièmes orteils (suffisante). Cette immobilisation intégrale des pieds de la prisonnière a pour objectif d’augmenter l’intensité de ses sensations tactiles et de libérer les mains du bourreau pour les chatouiller. Elle se déroule en trois étapes successives : 1 - Ses chevilles sont liées l’une à l’autre en technique de double corde, incluant leur fixation à l’armature du lit (matériel utilisé : corde alpine Ø 8 mm). 2 – Ses premiers orteils sont liés l’un à l’autre par la même technique de double corde. Le bourreau les force ensuite à l’extension maximale par pression progressive et prolongée. Ensuite, la corde est attachée à l’armature du lit, maintenant les orteils dans cette position et par conséquent, la plante des pieds en extension (matériel utilisé : corde polypropylène Ø 6 mm). 3 – Ses cinquièmes orteils sont attachés à l’armature métallique en position écartelée. Nous utilisons une seule corde pour attacher successivement les orteils des deux pieds : la corde est d’abord attachée à l’armature du lit, puis vient s’enrouler autour du cinquième orteil sous un angle de 30°, repart ensuite vers l’armature du lit sous un angle de 60°. Elle va ensuite attacher l'orteil de l'autre pied en prenant le chemin inverse (matériel utilisé : corde polypropylène Ø 6 mm). ETAPE 2 – L’APPRET Une fois les pieds de la prisonnière attachés en position vulnérable, ils sont enduits d’huile de massage. L'objectif de cette enduction est de faciliter le glissement des cordelettes entre les orteils et d’accentuer ainsi l’intensité des sensations de la prisonnière. L’enduction d’huile peut aussi être considérée comme une torture à part entière, et être prolongée ou accentuée aux endroits les plus sensibles, dont évidemment à la base et entre ses orteils. Elle permet d’apprêter la prisonnière en vue du supplice des cordelettes qui constitue sa véritable séance de torture, en mettant ses récepteurs sensoriels cutanés dans un état de réceptivité maximale. Compte tenu de la présence d’une cible précise (base des orteils et espaces entre les orteils), la technique de torture par alternance a été utilisée : le bourreau chatouille successivement la zone cible et une zone de substitution, sur des durées équivalentes ou plus faible pour la zone cible afin d’y éviter toute saturation sensorielle. Parce qu’elles varient dans le temps, les zones de substitutions font généralement l’objet d’une recherche par exploration.
Les zones de substitution torturées sont indiquées en rouge sur la photo ci-contre. Les préliminaires ne sont jamais prolongés de manière excessive : leur objectif est d’exciter les zones cibles pour en augmenter la sensibilité jusqu’à atteindre le point maximum, mais sans le dépasser. La saturation sensorielle des zones cibles est évitée à tout prix. Plusieurs séances de torture préalables permettent d’évaluer précisément l’évolution de sensibilité des zones cibles sous la torture et de déterminer le point de sensibilité maximal. Remarque : l'apprêt est souvent plus efficace lorsque la prisonnière en est consciente, ainsi que du supplice auquel elle va être soumise, surtout dans le cas où elle se sait vulnérable. Cette information peut lui être communiquée verbalement par le bourreau ou bien, si elle n’est pas aveuglée, par la présence des instruments de torture dans son champ visuel. ETAPE 3 – LE SUPPLICE Paradoxalement, le supplice n’est pas l’étape la plus difficile sur un plan technique. Après une dernière enduction d’huile, les cordelettes des instruments de torture sont placées entre les orteils de la prisonnière. Le bourreau exerce ensuite une traction simultanée sur les axes auxquels sont attachées les cordelettes. Ces dernières glissent lentement entre les orteils, provoquant la torture par des sensations de chatouilles extrêmement violentes.
L’expérimentation a démontré que les sensations les plus intenses étaient obtenues avec : 1 – Un glissement des cordelettes le plus lent possible, 2 – Un important angle d’inclinaison des cordelettes par rapport au pied de la prisonnière : cet angle peut être obtenu en utilisant l’armature du lit comme axe en dessous duquel on fait passer les cordelettes (voir schéma ci-contre). Compte tenu de sa sensibilité extrême, plusieurs variantes de ce supplice sont testées sur la prisonnière : 1 – Torture simultanée de ses deux pieds : les huit cordelettes des deux axes coulissent simultanément entre les orteils de ses deux pieds. Option : le bourreau saisit les deux axes d’une seule main, libérant ainsi son autre main pour intensifier le supplice en soumettant les zones sensibles de substitution de ses pieds à une torture complémentaire (ex. doigts, ongles, brosse à dents électrique). 2 – Torture alternée de ses deux pieds : chacun de ses pieds est soumis au supplice pendant quelques secondes, le bourreau faisant glisser les cordelettes de quelques centimètres, avant de passer à l'autre pied. 3 – Torture d’un seul pied à la fois. Les variantes 2 et 3 libèrent naturellement une des mains du bourreau pour soumettre les pieds nus à une technique de torture complémentaire. La technique de torture complémentaire qui s'avère la plus efficace utilise une brosse à dents électrique à deux brossettes. Les zones de substitution sont chatouillées, avec un effet particulièrement intense sur le sommet du premier orteil. Les sensations les plus insoutenables sont obtenues avec la seconde variante, combinée avec la torture à la brosse à dents électrique sur les zones de substitution et cibles de l'autre pied. ISSUE DU SUPPLICE & CONCLUSION Avec l'immobilisation intégrale de ses plantes de pieds en extension forcée et les orteils écartelés, et après un apprêt rigoureux, le supplice des cordelettes est une épreuves d'une redoutable efficacité pour une prisonnière sensible entre ses orteils. Le glissement des cordelettes sur une longueur approximative de 4 à 5 mètres est suffisante pour faire supplier une prisonnière résistante aux autres formes de torture. Par conséquent et en conclusion des tests menés, les prototypes d'instruments de torture du projet TDC-PFIS-10111202 sont validés en l’état et immédiatement déployés dans l’ensemble des Centres de la Fédération. Pour ce qui en est de la prisonnière qui fut au coeur de ces expériences, compte tenu de sa résistance mais surtout de son exceptionnelle sensibilité cutanée, il a été décidé de la garder en captivité afin de la soumettre à d'autres protocoles expérimentaux de l'HEPAC, ou plus simplement, de poursuivre plus avant l'exploration des variantes du supplice de la théorie des cordes. 2月5日 La théorie des cordes – instruments de torture
HEPAC Dans le cadre des recherches menées par l’Ecole et suite aux premiers travaux dont les résultats ont été publiés en décembre 2008, l’unité du Professeur Peheff a monté une équipe projet pour construire un prototype d’instrument de torture permettant d'augmenter l'intensité des sensations induites. Les travaux de recherche ont été menés sur une durée de cinq semaines, mobilisant trois étudiants-chercheurs de dernière année supervisés par la Direction de l'Unité. Le projet a comporté les quatre phases suivantes (méthodologie ORY-TLS-2008 v2) :
Deux prototypes avec un différentiateur de couleur ont été construits, en vue du test grandeur nature (phase 4) qui sera mené pour valider des résultats de recherche. Le choix des deux prototypes a été motivé par la nécessité de pouvoir (1) mener des tests comparatifs simultanés (en parallèle) sur les deux pieds du sujet, et (2) valider l’hypothèse de faisabilité d’un hyper-supplice (intensité 4-2-152). Ces tests seront menés courant semaine 7. Documentation complémentaire dans l'album Bondage - accessoires 2月4日 L'horizon souligne l'infiniMa partenaire de jeu me faisait remarquer tout à l’heure que les sujets récents de mon blog ne traitaient plus des chatouilles. “On dirait”, me confiait-elle, “que tu as plus envie de me dominer que de me chatouiller”. Je plaide coupable : le BDSM a pour moi l’irrésistible attirance de la beauté du diable. La quête de l’esprit du jeu m’a trop éloigné de mes bases. Comme l’écrit José Carlos Somoza : “ Il faut de temps en temps affronter ce que nous n’aimons pas. Ce que nous n’aimons pas est comme un ami honnête : il nous offense en nous disant la vérité”. Je m’en suis aperçu à mes dépens sur deux forums. Retour sur mes terres. Certains concepts font invariablement vaciller notre raison, et tout particulièrement celui de l'infini. Une chose peut-elle réellement ne pas avoir de limites ? Une chose peut-elle réellement ne jamais avoir de fin ? Et dès lors, ne jamais non plus avoir eu de commencement ? Loin de moi l'idée d’entamer une réflexion théologique prétentieuse : “je ne crois ni à dieu, ni au diable. Cela m'évite d'être désappointé” ai-je entendu dans les dialogues du Jeanne d'Arc de Besson. Dans le cadre de mes chers fantasmes, ce concept de l'infini pose une question intéressante : ma partenaire de jeu peut-elle être infiniment chatouilleuse ? Si le concept paraît forcé, il ouvre le débat des graduations sur l'échelle de la sensibilité tactile. Et dès lors de la définition d'une borne supérieure, si elle existe. L’expérience nous a appris que la sensibilité aux chatouilles dépend de nombreux facteurs, et peut varier considérablement d’un jour à l’autre, par exemple. Cette même expérience nous a également enseigné les techniques et méthodes qui permettent d’augmenter cette sensibilité. Mais dans quelles proportions ? Il existe peut-être un univers où son supplice peut durer une éternité, un monde où le glissement d’une cordelette entre ses orteils soigneusement immobilisés peut la rendre vraiment folle, l’obliger à supplier désespérément, prête à tout pour interrompre cette insupportable torture. Mais dans la réalité ? Combien de temps avant qu’elle ne suffoque sous mes caresses ? Quelle est la meilleure technique pour lui faire perdre toute notion d’espace ou de temps ? “L'infini n'est pas un état stable, mais la croissance elle-même” a écrit Aristote. La recherche de l’intensité, c’est donc avant tout être à son écoute, à celle de ses désirs et de ses réactions. Rien n’est écrit. La chatouiller, c’est avant tout vouloir s’immiscer au cœur de ses fantasmes. Une lee a un jour écrit que ce qu'elle aimait particulièrement, c'était le moment où on arrêtait de la chatouiller : elle avait alors l'impression de retourner à la vie, après avoir cessé de respirer. J'adore cette idée. La petite gâterie graphique qui accompagne ce billet sont l’un comme l’autre des résurgences de L’Initiation. Un couloir sans fin qui, à bien y penser, donne vraiment le vertige. Comme lorsqu’elle voit mes doigts s’avancer irrésistiblement vers ses pieds nus minutieusement ligotés. Ensuite, le jeu se joue à deux. C’est alors, comme l’écrit Victor Hugo, “l'horizon qui souligne l’infini”. Un infini qui se mérite, à chaque fois différent, à chaque fois réinventé. 2月3日 L’apprêtLes préliminaires sont des instants magiques. Le jeu ne commence jamais à la première chatouille, mais longtemps avant. Dans son roman “Clara et la Pénombre”, José Carlos Somoza parle de l’apprêt, ou l’art d’apprêter la toile avant de la peindre. Dois-je vous préciser que dans son roman, les toiles sont des êtres vivants ? L’apprêt, parce qu’il ne s’agit pas seulement de jouer, simplement de chatouiller. L’apprêt, parce qu’il appartient au bourreau de mener rituellement sa proie au sacrifice, de faire grandir son désir au-delà de ses rêves les plus improbables. L’apprêt, parce que le désir naît de l’absence et la proie doit subir l’imprégnation du désir de son bourreau, et inversement. L’apprêt, parce que c’est à ce moment que le bourreau apprend à sa proie à réagir au plus léger effleurement. L’apprêt, parce de la qualité des préliminaires dépendent la complicité, l’intimité et l’intensité du jeu. L’apprêt, parce le jeu est un art, tout simplement. Ensuite, viennent les derniers jours, les dernières heures, puis enfin les dernières minutes. Le désir devient épidermique, paroxysmique, animal, presque douloureux. Mais le bourreau ne se jette pas pour autant sur sa proie. Frank Herbert, dans “Dune”, parle du spannungsbogen comme du délai que l’on s’impose entre le désir d’une chose et l’action de s’en saisir. Ce délai est aussi une marque de respect du bourreau envers sa proie. Et finalement, lorsqu’il s’impose enfin comme une évidence, vient le moment sublime de la première chatouille, le moment indicible de l’immersion, de la plongée en eaux profondes, au milieu de ce tourbillon de sensations insupportables et follement excitantes. Le temps de la fusion, le temps d’après. PS : cette étourdissante photo est extraite de la partie preview du site WaterBondage. |
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