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1月28日 Points de suspension
J'ai alors été surpris de découvrir que cette position, même avec des liens soignés ne coupant pas la circulation, lui devint d’abord rapidement inconfortable puis douloureuse. Naturellement, dans les jeux de chatouilles, la douleur est proscrite car elle prive la victime de sa sensibilité. Mais ce qui m'a le plus étonné, ce fut la vitesse à laquelle elle ressentit des fourmillements désagréables dans ses mains : une petite vingtaine de minutes à peine. Intrigué, j’ai posé la question sur le forum Le Dojo. Et obtenu plusieurs réponses intéressantes.
Second élément, ces fourmillements ne sont pas dangereux, juste désagréables. En matière de sécurité, il convient de demander régulièrement à votre partenaire de bouger rapidement ses doigts et ses orteils (méthode dite de Lew Robins) : détachez-la immédiatement si elle éprouve la moindre difficulté pour réaliser ces mouvements. Dans le même esprit, toute modification de la couleur de ses doigts ou de ses orteils (ex. qui s’assombrissent, bleuissent…) ou de leur température doit inciter à sa libération sans délai. Cette dernière remarque est vraie dans tous les cas et pas seulement concernant les suspensions. Troisième élément, dans les jeux BDSM, le caractère désagréable des fourmillements peut diminuer avec l’expérience et devenir moins anxiogène. Est-ce toutefois suffisant pour ne plus être une contrainte en matière de sensibilité cutanée dans le cadre des supplices de chatouilles ? Je l’ignore. Afin de limiter l’apparition des fourmillements, les membres expérimentés du Dojo conseillent de :
PS : la dernière photo de ce billet provient de l’intéressant site canadien kinks.ca dédié au bondage. 1月22日 Appelez-moi MaîtreJ’ai souvent regretté l’époque du Web des années 90 et la disparition des sites artisanaux au profit du tout commercial. Cette évolution n’a toutefois pas été totalement négative. Premièrement parce Google est aujourd’hui infiniment plus sophistiqué qu’à l’époque et répond de manière plus exhaustive à mes questions. Deuxièmement, parce qu’en matière de BDSM et de bondage, on trouve aujourd’hui plusieurs forums francophones intéressants, sans parler des blogs qui les complètent avec leur touche personnelle. Enfin, troisièmement, parce qu’aujourd’hui, les sites pédagogiques de bondage existent en nombre et qu’il est désormais possible de s’initier en surfant sur les tutoriaux en ligne (vous trouverez quelques liens utiles sur ce blog). Par rapport aux années 90, en synthèse, le bilan semble donc plutôt positif. Comme tout amateur de chatouilles qui se respecte, je cherche toujours à améliorer mes techniques de bondage. Je me suis donc inscrit à deux forums BDSM. Dans la procédure d’inscription à l'un d'entre eux, on m'a demandé d’indiquer mon “rang” ; j'avais le choix entre “Dominant”, “Maître”, “soumise”, “esclave” et “Switch” (attention aux majuscules). Points de suspension. C’est quoi, la différence entre “Dominant” et “Maître” ? Une petite recherche sur Google me conduit sur le post d’un autre forum, Le Paradis des Reines Dominantes, qui se définit comme un “Empire d'échanges sur la Domination et la soumission” (attention aux majuscules). L’administratrice du forum, Madame FleurDeLys, répond directement à ma question dans son post “Sujet: Quelle est La Différence entre le Maître et le Dominant ?”. Ce texte m’a pour le moins troublé et je n’ai pas résisté à l’envie de le “traduire” dans le contexte des jeux de chatouilles M/f (attention aux majuscules) : Le Maître est une personne qui joue avec une soumise ; toute personne ne jouant pas avec une soumise s'appelle un Dominant. Le Maître considère sa soumise comme sa partenaire de jeu exclusive et entière, sans limitation de temps ou de lieu. Il recherche les désirs et besoins de sa soumise et veille à les faire “grandir”. Le Maître règne sur la vie de sa soumise. Il gère sa propre vie mais sa soumise reste la première préoccupation de ses temps libres. Les séances de chatouilles ont pour but de faire progresser sa soumise. Il maîtrise les pratiques et les jeux. Il surveille les sensations et réactions de sa soumise. Il sait libérer le processus de sécrétion d'endorphine. Il observe constamment les changements corporels de sa soumise et la mène au sub-space. Il veille à l'après-séance et au retour au calme de sa soumise et à ses besoins. Il a le contrôle total de la relation et veille au bien-être de sa soumise. Les limites fixées dans le cadre de la relation sont considérées comme des occasions de progresser. Sa soumise a des devoirs et des astreintes. Il considère sa soumise comme une personne rare et précieuse qu'Il façonne avec le temps et les jeux. Il a un rôle d’Homme, d'ami, de guide et de protecteur. Ses prérogatives s'entendent sur toutes les facettes de la vie de sa soumise (physique, mental, moral, matériel...), ce qui donne à la relation une “réalité” (puissance ou importance) bien plus forte que le mariage. Il y a, en général, signature d'un contrat qui explicite les rôles et règles de vie et/ou de jeux. Ce contrat est normalement basé sur des règles de D/s, leurs limites convenues et la durée de la relation (approuvé par les deux partenaires). Le contrat ne peut être rompu que par le Maître qui en gère aussi le renouvellement et les modifications utiles. J’ai coloré en bleu les passages qui m’ont le plus troublé, et créé aussi deux liens vers Wiki. Dans ma traduction, j’ai hésité à remplacer le terme de “soumise” par “partenaire de jeu” car dans les jeux de chatouilles, adopter une attitude soumise est inappropriée. Au-delà des stéréotypes D/s (attention aux majuscules) comme être ligotée et torturée, la soumission s’arrête dans les jeux de chatouilles à l’acceptation des épreuves (et de leurs bondages associés) choisies par le Maître dans le respect des règles consensuelles. J’ai commenté cet aspect dans le billet “Hommage aux victimes” du blog de Tenebrae. Après réflexion et malgré ces différences majeures, j’ai toutefois conservé le terme de “soumise” pour ne pas dépouiller totalement le billet original de son âme. Dans les jeux de chatouilles, le Maître (LER ou Tickler) domine donc sa soumise (LEE ou Ticklee) dans la mesure où celle-ci est attachée et subit ses tortures. Ce pouvoir n’est pas sans contrepartie : pour que sa sa soumise accepte de subir l’épreuve, il se doit de la considérer avec une infinie et méritée attention, de la faire progresser dans le monde de ses fantasmes et surtout de libérer chez elle ce fameux processus de sécrétion d’endorphine dont il est question plus haut, c’est-à-dire du plaisir. LE plaisir ! Le voilà, le mot clé autour duquel gravitent et s’organisent toutes les facettes du jeu et de la relation entre les deux joueurs. Chatouiller n’est donc pas un but mais un moyen, celui pour le Maître de jouer avec les cordes sensibles des fantasmes de sa soumise – avant les siens propres même s’il est évident que les deux soient inextricablement liés par nature – afin de faire naître l’accord le plus envoûtant qui soit, et qui se définit comme l’union harmonieuse de plusieurs sons : le Plaisir et le Désir. Ainsi, c’est plus le désir que doit éveiller le Maître chez sa soumise. Le désir et non la crainte d’être torturée. Le désir peut naître de la crainte mais cette dernière, comme chatouiller, est un moyen et non un but. Et les apparences, chers Maîtres, sont parfois trompeuses, sachez-le. Il reste encore un dernier ingrédient indispensable à cette alchimie, oublié par Madame FleurDeLys ; c’est d’ailleurs un peu surprenant compte tenu de l’excellence de son billet. La confiance : celle que votre partenaire de jeu vous accorde sans la moindre nuance ni ambiguïté. Pour l'avoir expérimenté moi-même (en tant que LEE), il serait totalement irresponsable de sous-estimer son importance lorsque l'on se laisse attacher. Le danger existe et constitue un paramètre incontournable du jeu.
PS : pour illustrer ce billet, voici une autre photo du site kink.com, que je trouve vraiment très belle. Je tiens également à préciser ici que le point de vue de Madame FleurDeLys à propos des "rangs" est loin de faire l'unanimité dans la communauté BDSM. Comme quoi et comme partout, il appartient à chacun de se faire sa propre opinion, de choisir sa chapelle et le cas échéant, d'adopter à son égard une démarche militante. 1月19日 Les BâillonsJe poursuis ici la publication des pages de l’Initiation faisant sens encore aujourd’hui.
Lorsqu’il est efficace en matière de réduction des sons, le bâillon est généralement inconfortable et presque toujours dangereux car risquant d'étouffer votre partenaire. Il est fortement déconseillé aux débutants :
Dans tous les cas, il est fortement déconseillé de laisser sans surveillance votre partenaire de jeu lorsqu’elle est bâillonnée et à fortiori, avec un corps étranger dans la bouche. Vous trouverez ci-dessous les principales techniques de bâillon, même si cette liste n’a rien d’exhaustif.
Retours d’expériences Je joue régulièrement depuis une petite dizaine d’années et sauf à deux exceptions (la soirée parisienne des Nuits Barbares en mars 2008 et la berlinoise d'Insomnia en juin de la même année), je n’ai jusqu’à présent jamais eu l’opportunité de chatouiller dans un endroit totalement “insonorisé”. Que ce soit donc dans une chambre d’hôtel, un appartement ou une maison de ville, la proximité de voisins potentiellement présents a toujours été une contrainte dans l’organisation de nos séances de jeu, imposant souvent l’usage d’un bâillon. J’ai utilisé successivement deux bâillons boule (ballgag), achetés chez Dèmonia. Le premier était équipé de sangles pour le fixer autour de la tête. Le second était tout simple et ressemblait à celui de la photo. Je n’ai pas observé de différence, si ce n’est esthétique, entre les deux versions. En matière d’efficacité, il ne faut pas se bercer d’illusion : un bâillon boule n’étouffera jamais les hurlements de votre partenaire si celle-ci est vraiment chatouilleuse et que vous lui torturez son plus horrible point faible. En revanche, le bâillon boule (tout comme le bâillon mors ou le bâillon fendu avec un noeud) présente l’avantage de lui permettre de mordre plutôt que de crier. C’est naturellement un peu frustrant pour elle, mais reste préférable aux bâillons plus complexes ou risquant d’abîmer sa peau. Enfin, j'ai également écrit plus haut que ce bâillon n'était pas dangereux en matière d'étouffement. Cette remarque concerne surtout le bâillon boule simple (comparable à celui des la photo) que votre partenaire peut éjecter de sa bouche sans votre aide en cas de problème.
Informations complémentaires en anglais sur Wikipédia. 1月14日 Coffee, Cake and KinkLes codifications de l’univers BDSM m’ont toujours paru excessives et rébarbatives, voire dogmatiques. Or le dogme, quel qu’il soit, je n'aime pas. Le BDSM serait une affaire sérieuse, entre gens sérieux. Et “le sérieux”, écrivait Nietzsche, est le “symptôme évident d’une mauvaise digestion”. Si le BDSM a toujours teinté (de noir bien sûr) mes fantasmes de chatouilles, je ne me suis jamais senti proche de son état d’esprit. C’est pour cela que j'aime le blog de Karamel. C’est pour cela que j’ai explosé de rire en découvrant le portfolio de Julian Scott, art director à l’humour pour le moins décapant. Parmi les clients de Julian, on trouve Coffee, cake and Kink qui est à Londres ce que Dèmonia est à Paris, avec par conséquent l’énergie et le délire britanniques en plus. Dire que j’ai raté ça la dernière fois que je suis allé traîner à Covent Garden. Julian publie sur son site quatre supports d'une campagne de publicité qui, et c’est peu de le dire, fracasse avec panache le mythe du BDSM austère. Je suis depuis toujours un inconditionnel de l’humour britannique, et quand j'en trouve pareilles perles, je me dis que ce n'est pas demain la veille du jour où je changerai d'avis, surtout quand elles rapprochent le BDSM de l’esprit du jeu tel que je le conçois. Merci Monsieur Julian Scott pour votre humour, et merci aussi à “Coffee, Cake and Kink” d’avoir osé. MDR (Mort de Rire) comme on dit, ou alors LOL (Laughing Out Loud) dans la langue de Shakespeare.
Cela me rappelle une anecdote dont je m'étais fait l'écho sur l'Initiation, cette composition sur le thème du risque où l'étudiante avait remis au professeur une feuille blanche à l'exception d'un "le risque, c'est ça" écrit en minuscules petits caractères... tout en bas du verso. Une chance sur mille. 20 sur 20. Imparable. L’esprit du jeu est ce qui importe le plus. L'esprit du jeu, c'est ça. 1月9日 Pilates ReformerDans mon précédent billet, j’avais tout d’abord pensé à une danseuse pratiquant un exercice d’étirement. Mais après une petite séance de torture d’une cruauté défiant l'imagination (enfin la vôtre, pas la mienne, heureusement), ma partenaire de jeu m’a finalement avoué que la jeune fille de la photo était plutôt une adepte de Pilates. Pilates ? Kessexa ? C’était pas un Romain froussard et hypocondriaque, fanatique du lavage des mains et du bottage en touche ? En plus, ça s’écrit sans “s” si je ne me trompe pas. Dis donc toi, tu n’essaierais pas de gagner du temps ? Attends une seconde, un petit coup de Google… Surprise : sur le site Passeport Santé, on apprend que la méthode Pilates – ou le Pilates - a été inventée par un Allemand travaillant dans un hôpital anglais pendant la première guerre mondiale. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Donc, le toubib teuton expat, il a inventé un système d’exercices pour les patients immobilisés, en fixant des ressorts à des lits. Hmmm, plutôt intéressante comme idée, non ? Mais là où cela devient carrément excitant, c’est quand on lit plus loin que le Pilates se pratique aujourd’hui sur des appareils, les "Reformers" (rien à voir avec le film et Megan Fox), constitués d’un cadre de bois au format d’un lit, muni d’un plateau coulissant, de poulies et d’autres accessoires fixés à des ressorts permettant d’en ajuster la tension. L’instinct du prédateur me fait illico retourner sur Google pour lancer une nouvelle recherche, d’images cette fois, avec comme mots clés “Pilates Reformer”. Afin de vous faire gagner un temps précieux, ou plutôt de vous inciter à en perdre au moins autant que moi, voici quelques exemples de Pilates Reformers : Sans commentaire. Bon, c'est pas tout ça mais j'ai encore du boulot : cette histoire de Pilates m’a convaincu de continuer de te chatouiller tes délicieux petits pieds sensibles, des fois que tu aurais encore d'autres trucs excitants à m'avouer. Non mais sans blague, tu n'espérais quand même pas t'en sortir à si bon compte ? Plus d’infos et d’images sur les sites de Mary Bange, Lents Pilates et Elite Fitness Equipment. 1月6日 En boucle
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