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日志


1月28日

Points de suspension

suspension2 Dans mes précédents billets, j’ai fait référence au forum BDSM francophone Le Dojo. Je ne vous avais pas encore dévoilé la principale raison qui m’a incité à m’y inscrire. La voici. J’ai récemment eu l'occasion de jouer avec ma délicieuse partenaire dans un endroit approprié à un bondage des mains en élévation : je l’y avais attachée debout, dos à un poteau, les mains croisées et relevées au-dessus de sa tête. Pour ses poignets, j’avais utilisé de confortables bracelets de cuir. J’imagine qu’il n’est pas utile de vous préciser où je souhaitais plus particulièrement la chatouiller. Si vous ne me suivez pas, la photo de droite devrait vous mettre sur la voie.

J'ai alors été surpris de découvrir que cette position, même avec des liens soignés ne coupant pas la circulation, lui devint d’abord rapidement inconfortable puis douloureuse. Naturellement, dans les jeux de chatouilles, la douleur est proscrite car elle prive la victime de sa sensibilité. Mais ce qui m'a le plus étonné, ce fut la vitesse à laquelle elle ressentit des fourmillements désagréables dans ses mains : une petite vingtaine de minutes à peine.

Intrigué, j’ai posé la question sur le forum Le Dojo. Et obtenu plusieurs réponses intéressantes.

suspension1 Premier élément, toute position suspendue dans laquelle les mains ou les pieds sont placés au-dessus du niveau du cœur entraîne ce type de désagréments. En cause : l’afflux de sang dans les extrémités des membres élevés qui est considérablement diminué. La rapidité d’apparition du phénomène est proportionnelle à la différence de hauteur entre les extrémités des membres et le cœur. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le bondage n’est donc pas la principale cause de ces sensations gênantes, même si des liens serrés et concentrés sur les poignets en accéléreront la vitesse d’apparition.

Second élément, ces fourmillements ne sont pas dangereux, juste désagréables. En matière de sécurité, il convient de demander régulièrement à votre partenaire de bouger rapidement ses doigts et ses orteils (méthode dite de Lew Robins) : détachez-la immédiatement si elle éprouve la moindre difficulté pour réaliser ces mouvements. Dans le même esprit, toute modification de la couleur de ses doigts ou de ses orteils (ex. qui s’assombrissent, bleuissent…) ou de leur température doit inciter à sa libération sans délai. Cette dernière remarque est vraie dans tous les cas et pas seulement concernant les suspensions.

Troisième élément, dans les jeux BDSM, le caractère désagréable des fourmillements peut diminuer avec l’expérience et devenir moins anxiogène. Est-ce toutefois suffisant pour ne plus être une contrainte en matière de sensibilité cutanée dans le cadre des supplices de chatouilles ? Je l’ignore.

Afin de limiter l’apparition des fourmillements, les membres expérimentés du Dojo conseillent de :

  1. Répartir les points de contention (bondage) sur les avant-bras et les bras, c’est-à-dire de ne pas attacher la suppliciée uniquement par les poignets,
  2. Abaisser autant que possible les extrémités de ses membres : par exemple, si vous souhaitez attacher votre partenaire au pilier d’un lit superposé, une position bras écartés latéralement (en croix, sur les côtés du lit) sera préférable à une position bras relevés au-dessus de la tête. Autre exemple : si vous souhaitez l’attacher à une poutre, préférez deux points de suspension écartés (bras déployés latéralement) à un seul point de suspension situé à sa verticale (bras plus ou moins tendus au-dessus de sa tête).

suspension3

PS : la dernière photo de ce billet provient de l’intéressant site canadien kinks.ca dédié au bondage.

1月22日

Appelez-moi Maître

J’ai souvent regretté l’époque du Web des années 90 et la disparition des sites artisanaux au profit du tout commercial. Cette évolution n’a toutefois pas été totalement négative. Premièrement parce Google est aujourd’hui infiniment plus sophistiqué qu’à l’époque et répond de manière plus exhaustive à mes questions. Deuxièmement, parce qu’en matière de BDSM et de bondage, on trouve aujourd’hui plusieurs forums francophones intéressants, sans parler des blogs qui les complètent avec leur touche personnelle. Enfin, troisièmement, parce qu’aujourd’hui, les sites pédagogiques de bondage existent en nombre et qu’il est désormais possible de s’initier en surfant sur les tutoriaux en ligne (vous trouverez quelques liens utiles sur ce blog). Par rapport aux années 90, en synthèse, le bilan semble donc plutôt positif.

Comme tout amateur de chatouilles qui se respecte, je cherche toujours à améliorer mes techniques de bondage. Je me suis donc inscrit à deux forums BDSM. Dans la procédure d’inscription à l'un d'entre eux, on m'a demandé d’indiquer mon “rang” ; j'avais le choix entre “Dominant”, “Maître”, “soumise”, “esclave” et “Switch” (attention aux majuscules). Points de suspension. C’est quoi, la différence entre “Dominant” et “Maître” ?

Une petite recherche sur Google me conduit sur le post d’un autre forum, Le Paradis des Reines Dominantes, qui se définit comme un “Empire d'échanges sur la Domination et la soumission” (attention aux majuscules). L’administratrice du forum, Madame FleurDeLys, répond directement à ma question dans son post “Sujet: Quelle est La Différence entre le Maître et le Dominant ?”. Ce texte m’a pour le moins troublé et je n’ai pas résisté à l’envie de le “traduire” dans le contexte des jeux de chatouilles M/f (attention aux majuscules) :

Le Maître est une personne qui joue avec une soumise ; toute personne ne jouant pas avec une soumise s'appelle un Dominant. Le Maître considère sa soumise comme sa partenaire de jeu exclusive et entière, sans limitation de temps ou de lieu. Il recherche les désirs et besoins de sa soumise et veille à les faire “grandir”. Le Maître règne sur la vie de sa soumise. Il gère sa propre vie mais sa soumise reste la première préoccupation de ses temps libres. Les séances de chatouilles ont pour but de faire progresser sa soumise. Il maîtrise les pratiques et les jeux. Il surveille les sensations et réactions de sa soumise. Il sait libérer le processus de sécrétion d'endorphine. Il observe constamment les changements corporels de sa soumise et la mène au sub-space. Il veille à l'après-séance et au retour au calme de sa soumise et à ses besoins.

Il a le contrôle total de la relation et veille au bien-être de sa soumise. Les limites fixées dans le cadre de la relation sont considérées comme des occasions de progresser. Sa soumise a des devoirs et des astreintes. Il considère sa soumise comme une personne rare et précieuse qu'Il façonne avec le temps et les jeux. Il a un rôle d’Homme, d'ami, de guide et de protecteur. Ses prérogatives s'entendent sur toutes les facettes de la vie de sa soumise (physique, mental, moral, matériel...), ce qui donne à la relation une “réalité” (puissance ou importance) bien plus forte que le mariage. Il y a, en général, signature d'un contrat qui explicite les rôles et règles de vie et/ou de jeux. Ce contrat est normalement basé sur des règles de D/s, leurs limites convenues et la durée de la relation (approuvé par les deux partenaires). Le contrat ne peut être rompu que par le Maître qui en gère aussi le renouvellement et les modifications utiles.

J’ai coloré en bleu les passages qui m’ont le plus troublé, et créé aussi deux liens vers Wiki. Dans ma traduction, j’ai hésité à remplacer le terme de “soumise” par “partenaire de jeu” car dans les jeux de chatouilles, adopter une attitude soumise est inappropriée. Au-delà des stéréotypes D/s (attention aux majuscules) comme être ligotée et torturée, la soumission s’arrête dans les jeux de chatouilles à l’acceptation des épreuves (et de leurs bondages associés) choisies par le Maître dans le respect des règles consensuelles. J’ai commenté cet aspect dans le billet “Hommage aux victimes” du blog de Tenebrae. Après réflexion et malgré ces différences majeures, j’ai toutefois conservé le terme de “soumise” pour ne pas dépouiller totalement le billet original de son âme.

Dans les jeux de chatouilles, le Maître (LER ou Tickler) domine donc sa soumise (LEE ou Ticklee) dans la mesure où celle-ci est attachée et subit ses tortures. Ce pouvoir n’est pas sans contrepartie : pour que sa sa soumise accepte de subir l’épreuve, il se doit de la considérer avec une infinie et méritée attention, de la faire progresser dans le monde de ses fantasmes et surtout de libérer chez elle ce fameux processus de sécrétion d’endorphine dont il est question plus haut, c’est-à-dire du plaisir. LE plaisir ! Le voilà, le mot clé autour duquel gravitent et s’organisent toutes les facettes du jeu et de la relation entre les deux joueurs. Chatouiller n’est donc pas un but mais un moyen, celui pour le Maître de jouer avec les cordes sensibles des fantasmes de sa soumise – avant les siens propres même s’il est évident que les deux soient inextricablement liés par nature – afin de faire naître l’accord le plus envoûtant qui soit, et qui se définit comme l’union harmonieuse de plusieurs sons : le Plaisir et le Désir.

Ainsi, c’est plus le désir que doit éveiller le Maître chez sa soumise. Le désir et non la crainte d’être torturée. Le désir peut naître de la crainte mais cette dernière, comme chatouiller, est un moyen et non un but. Et les apparences, chers Maîtres, sont parfois trompeuses, sachez-le.

Il reste encore un dernier ingrédient indispensable à cette alchimie, oublié par Madame FleurDeLys ; c’est d’ailleurs un peu surprenant compte tenu de l’excellence de son billet. La confiance : celle que votre partenaire de jeu vous accorde sans la moindre nuance ni ambiguïté. Pour l'avoir expérimenté moi-même (en tant que LEE), il serait totalement irresponsable de sous-estimer son importance lorsque l'on se laisse attacher. Le danger existe et constitue un paramètre incontournable du jeu.

Demande

Mais la confiance, ne doit-elle pas aussi se mériter ? La soumise est le reflet de son Maître dans le miroir.

Alors ?

Appelez-moi Maître, mais seulement si vous m’en jugez digne, si j’en ai l’étoffe et le panache, si votre désir vous emporte. Ensuite ? Mettez-vous pieds nus et... que Dieu vous protège (attention aux majuscules) !

PS : pour illustrer ce billet, voici une autre photo du site kink.com, que je trouve vraiment très belle. Je tiens également à préciser ici que le point de vue de Madame FleurDeLys à propos des "rangs" est loin de faire l'unanimité dans la communauté BDSM. Comme quoi et comme partout, il appartient à chacun de se faire sa propre opinion, de choisir sa chapelle et le cas échéant, d'adopter à son égard une démarche militante.

1月19日

Les Bâillons

Je poursuis ici la publication des pages de l’Initiation faisant sens encore aujourd’hui.

baillon1Je débutais ce billet à l’époque par un petit rappel sémantique :  un bâillon est constitué de tout objet ou technique qui diminue les sons produits par la bouche de votre partenaire de jeu, ou l'empêche d'articuler en immobilisant sa mâchoire. Dans ce dernier cas, le bâillon est une contrainte. Sinon, il est  esthétique.

Lorsqu’il est efficace en matière de réduction des sons, le bâillon est généralement inconfortable et presque toujours dangereux car risquant d'étouffer votre partenaire. Il est fortement déconseillé aux débutants :

  1. d’utiliser les bâillons qui obstruent complètement la bouche de leur partenaire,
  2. de vouloir améliorer l’efficacité du bâillon en introduisant au préalable un objet dans la bouche de leur partenaire, surtout lorsque celle-ci est très chatouilleuse,

Dans tous les cas, il est fortement déconseillé de laisser sans surveillance votre partenaire de jeu lorsqu’elle est bâillonnée et à fortiori, avec un corps étranger dans la bouche.

Vous trouverez ci-dessous les principales techniques de bâillon, même si cette liste n’a rien d’exhaustif.


Bâillon  
boule  

De l'anglais "ballgag". Ce bâillon se compose d'une boule attachée à une courroie. Il maintient la bouche légèrement ouverte et se montre par conséquent, d’une efficacité moyenne. Il est peu voire pas dangereux en matière d’étouffement..

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Bâillon  

détective  

De l'anglais "detective gag". Peu efficace, ce bâillon surtout esthétique couvre le bas du visage, de la base du nez jusqu'au menton. Il ne restera sans doute pas en place dès que votre partenaire commencera à se débattre.

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Bâillon  

mors  

Ce bâillon est un classique. Référence à l'équitation, il symbolise par excellence la soumission. Certains auteurs comme Anne Rice en décrivent l'usage dans des situations où les soumises sont attelées à des véhicules. Peu efficace, il limite en revanche les risques d'étouffement.

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Bâillon  

scotch  

Ce bâillon est composé d'une bande adhésive collée sur le bas du visage. Il est dangereux car il ferme hermétiquement la bouche. Attention aussi à utiliser un matériel qui ne risque pas d’endommager la peau. Pour ma part, je déconseille le Chatterton ou produits similaires, au profit de bandes adhésives achetées en pharmacie.

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Bâillon  

fendu  

De l'anglais "cleave gag". Ce bâillon fend les lèvres qu'il laisse entrouvertes. Souvent réalisé avec un foulard, son efficacité est limitée et il présente les mêmes défauts que celui du détective. Bien serré, il restera toutefois plus longtemps sur le visage. Variante : faire un nœud de capucin au milieu du foulard et le placer dans la bouche de votre partenaire, afin d'obtenir un effet comparable au bâillon boule.

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Bâillon  

médical  

Utilisé principalement dans les jeux BDSM (ex. gavage), ce bâillon est composé d’un accessoire métallique gardant la bouche ouverte. Il s’agit d’un véritable accessoire médical de chirurgie buccale appelé “Whitehead gag”, du nom de son inventeur, un chirurgien anglais de la fin du 19ème siècle. Peu efficace, il empêche surtout la victime d’articuler de manière compréhensible.

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Combinaison  

de bâillons  

Votre bâillon peut gagner en efficacité si vous combinez plusieurs techniques, comme par exemple le bâillon détective ou fendu, et le bâillon scotch. Attention toutefois car la recherche d'efficacité s'accompagne généralement d'un accroissement des risques d'étouffement. A réserver donc aux joueurs expérimentés.

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Retours d’expériences

Je joue régulièrement depuis une petite dizaine d’années et sauf à deux exceptions (la soirée parisienne des Nuits Barbares en mars 2008 et la berlinoise d'Insomnia en juin de la même année), je n’ai jusqu’à présent jamais eu l’opportunité de chatouiller dans un endroit totalement “insonorisé”. Que ce soit donc dans une chambre d’hôtel, un appartement ou une maison de ville, la proximité de voisins potentiellement présents a toujours été une contrainte dans l’organisation de nos séances de jeu, imposant souvent l’usage d’un bâillon.

J’ai utilisé successivement deux bâillons boule (ballgag), achetés chez Dèmonia. Le premier était équipé de sangles pour le fixer autour de la tête. Le second était tout simple et ressemblait à celui de la photo. Je n’ai pas observé de différence, si ce n’est esthétique, entre les deux versions. En matière d’efficacité, il ne faut pas se bercer d’illusion : un bâillon boule n’étouffera jamais les hurlements de votre partenaire si celle-ci est vraiment chatouilleuse et que vous lui torturez son plus horrible point faible. En revanche, le bâillon boule (tout comme le bâillon mors ou le bâillon fendu avec un noeud) présente l’avantage de lui permettre de mordre plutôt que de crier. C’est naturellement un peu frustrant pour elle, mais reste préférable aux bâillons plus complexes ou risquant d’abîmer sa peau.

Enfin, j'ai également écrit plus haut que ce bâillon n'était pas dangereux en matière d'étouffement. Cette remarque concerne surtout le bâillon boule simple (comparable à celui des la photo) que votre partenaire peut éjecter de sa bouche sans votre aide en cas de problème.

Waterbondage_1

Pour conclure ce billet, je ne résiste pas à l’envie de publier une des plus belles photos de WaterBondage, site de la société kink.com dont je vous ai déjà parlé dans un de mes billets précédents. Je trouve personnellement que poser un bâillon est un geste terriblement érotique, surtout si vous l'avez acheté ensemble par exemple et/ou que l'objet possède une signification particulière pour le bourreau et sa victime, comme un signe d'attachement personnel, voire intime. L'esprit du jeu, encore et toujours.

Informations complémentaires en anglais sur Wikipédia.

1月14日

Coffee, Cake and Kink

Les codifications de l’univers BDSM m’ont toujours paru excessives et rébarbatives, voire dogmatiques. Or le dogme, quel qu’il soit, je n'aime pas. Le BDSM serait une affaire sérieuse, entre gens sérieux. Et “le sérieux”, écrivait Nietzsche, est le “symptôme évident d’une mauvaise digestion”. Si le BDSM a toujours teinté (de noir bien sûr) mes fantasmes de chatouilles, je ne me suis jamais senti proche de son état d’esprit. C’est pour cela que j'aime le blog de Karamel. C’est pour cela que j’ai explosé de rire en découvrant le portfolio de Julian Scott, art director à l’humour pour le moins décapant.

Parmi les clients de Julian, on trouve Coffee, cake and Kink qui est à Londres ce que Dèmonia est à Paris, avec par conséquent l’énergie et le délire britanniques en plus. Dire que j’ai raté ça la dernière fois que je suis allé traîner à Covent Garden. Julian publie sur son site quatre supports d'une campagne de publicité qui, et c’est peu de le dire, fracasse avec panache le mythe du BDSM austère. Je suis depuis toujours un inconditionnel de l’humour britannique, et quand j'en trouve pareilles perles, je me dis que ce n'est pas demain la veille du jour où je changerai d'avis, surtout quand elles rapprochent le BDSM de l’esprit du jeu tel que je le conçois. Merci Monsieur Julian Scott pour votre humour, et merci aussi à “Coffee, Cake and Kink” d’avoir osé. MDR (Mort de Rire) comme on dit, ou alors LOL (Laughing Out Loud) dans la langue de Shakespeare.

coffee-cake-and-kink01  coffee-cake-and-kink03  coffee-cake-and-kink04  coffee-cake-and-kink06

Cela me rappelle une anecdote dont je m'étais fait l'écho sur l'Initiation, cette composition sur le thème du risque où l'étudiante avait remis au professeur une feuille blanche à l'exception d'un "le risque, c'est ça" écrit en minuscules petits caractères... tout en bas du verso. Une chance sur mille. 20 sur 20. Imparable. L’esprit du jeu est ce qui importe le plus. L'esprit du jeu, c'est ça.

1月9日

Pilates Reformer

Dans mon précédent billet, j’avais tout d’abord pensé à une danseuse pratiquant un exercice d’étirement. Mais après une petite séance de torture d’une cruauté défiant l'imagination (enfin la vôtre, pas la mienne, heureusement), ma partenaire de jeu m’a finalement avoué que la jeune fille de la photo était plutôt une adepte de Pilates.

Pilates ? Kessexa ? C’était pas un Romain froussard et hypocondriaque, fanatique du lavage des mains et du bottage en touche ? En plus, ça s’écrit sans “s” si je ne me trompe pas. Dis donc toi, tu n’essaierais pas de gagner du temps ? Attends une seconde, un petit coup de Google…

Surprise : sur le site Passeport Santé, on apprend que la méthode Pilates –  ou le Pilates - a été inventée par un Allemand travaillant dans un hôpital anglais pendant la première guerre mondiale. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Donc, le toubib teuton expat, il a inventé un système d’exercices pour les patients immobilisés, en fixant des ressorts à des lits. Hmmm, plutôt intéressante comme idée, non ? Mais là où cela devient carrément excitant, c’est quand on lit plus loin que le Pilates se pratique aujourd’hui sur des appareils, les "Reformers" (rien à voir avec le film et Megan Fox), constitués d’un cadre de bois au format d’un lit, muni d’un plateau coulissant, de poulies et d’autres accessoires fixés à des ressorts permettant d’en ajuster la tension.

L’instinct du prédateur me fait illico retourner sur Google pour lancer une nouvelle recherche, d’images cette fois, avec comme mots clés “Pilates Reformer”. Afin de vous faire gagner un temps précieux, ou plutôt de vous inciter à en perdre au moins autant que moi, voici quelques exemples de Pilates Reformers :

Pilates Reformer Pilates Reformer Pilates Reformer Pilates-Reformer5 Pilates Reformer

Sans commentaire.

Bon, c'est pas tout ça mais j'ai encore du boulot : cette histoire de Pilates m’a convaincu de continuer de te chatouiller tes délicieux petits pieds sensibles, des fois que tu aurais encore d'autres trucs excitants à m'avouer. Non mais sans blague, tu n'espérais quand même pas t'en sortir à si bon compte ?

Plus d’infos et d’images sur les sites de Mary Bange, Lents Pilates et Elite Fitness Equipment.
PS : Megan Fox est un double clin d'oeil.

1月6日

En boucle

 
The Camel
Une adepte de Pilates, toute de noir vêtue, les pieds nus, la tête en arrière, le corps en extension, exposée, vulnérable. Des poignets qui donnent envie d'être attachés à ses chevilles. Envies de chatouilles, fantasmes à fleur de peau.
 
Mes mains sur tes pieds, tes pieds sous mes ongles,
dans un cercle délicieusement vicieux.
 
Chacun de nous est de l'huile jetée sur le feu de l'autre.
 
 
Source de la photo : Madame DuValle's Site